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Difficulté du dénivelé

Chemin de Tours étapes


Paris - Sommet de la Tour Saint-Jacques et sa statue

Paris - Palaiseau

Parcours :

L'étape proposée fait 20,7 km nécessitant 5h30 de marche pour atteindre Palaiseau en traversant à partir de la Porte d'Orléans les communes de Montrouge, Bayeux, Fontenay aux Roses, Sceaux, Châtenay-Malabry, Verrières le Buisson, Massy et Massy-Palaiseau ... Pas vraiment enthousiasmant pour un pèlerin mais il faut savoir quitter Paris si on a choisi ce chemin au départ de la capitale ...

Dénivelé :

Plat ... plat ... plat ...

Curiosités :

En espérant qu'il vous aura été possible préalablement à votre départ de découvrir (ou de revoir), la rue Saint Jacques, cette ancienne voie romaine probablement la première rue de Paris qui menait à Orléans, l'église du même nom dont la première pierre fut posée en 1630 et la Tour toujours appelée Saint-Jacques qui est le seul vestige de la vénérable église Saint-Jacques de la Boucherie au sommet de laquelle on peut voir la statue colossale de Saint-Jacques le Majeur et à chaque angle de la plate-forme figurés l'aigle, le lion, le bœuf et l'homme, symbole des quatre évangélistes, nous vous souhaitons de partir le cœur léger sur ce chemin de légende.

Vous vous serez bien évidemment recueillis au sein de la cathédrale Notre-Dame, première des grandes cathédrales classiques, dont l'ampleur singulière ne peut qu'éblouir les modestes pèlerins que nous sommes ...

Prenez donc votre temps avant d'emprunter le chemin vers Palaiseau qui ne restera pas gravé très longtemps dans votre mémoire !

Office du tourisme de l'étape : 01 69 31 02 67

  

Hôtel de Ville de Palaiseau qui fut l'ancienne demeure de François Denis Tronchet (XVIIIème siècle)

Palaiseau - Arpajon

Parcours :

Étape de 18,7 km demandant 4 h 50 de marche. Elle traverse les localités de La Ville du Bois, Montlhéry et Leuville avant d'atteindre Arpajon.

Dénivelé :

Plat

Curiosités :

Mont le Héry (devenu Montlhéry) possédait un château dont il ne reste aujourd'hui qu'une tour. Les pèlerins passaient au pied de celui-ci pour aller à l’Hôtel Dieu qui les hébergeait. Cette tour, proche de Paris, servira de site pour diverses expériences notamment pour calculer la vitesse du son (Arago), comme relais télégraphique ainsi que pour le calcul de la vitesse de la lumière (Alfred Cornu).

L'église de Sainte-Trinité est remaniée au XVe siècle. On y ajouta une nef et des bas-côtés avec une chapelle dédiée à la vierge. On peut encore voir, de part et d'autre du porche, deux statues dont une représente la lèpre et l'autre le mal des ardents.

Le village de Leville, bâti sur les rives de l'Orge, a gardé un bel ensemble de maisons anciennes et une église datant Vous ne manquerez pas d'admirer la magnifique halle en chêne construite au XVe siècle et qui fait la fierté de la cité. Elle témoigne de la prospérité de cette région et de la vitalité de son commerce favorisé par de nombreuses voies d'eau.

Office du tourisme de l'étape : 01 75 59 06 53

  

La halle d'Arpajon (XVème siècle)

Arpajon - Étampes

Parcours :

Étape de 24 km demandant 6 h 15 de marche qui traverse les communes de Torfou, d'Etrechy et de Brières les Scellés

Dénivelé :

Plat

Curiosités :

A Etrechy l'église Saint-Étienne est un bel édifice du XIIIe siècle avec des chapiteaux à décor végétal. Les jacquets étaient hébergés dans une commanderie tenue par les moines de Saint-Jean-de- Jérusalem dont il ne reste qu'une cave voûtée.

A Étampes vous découvrirez la Tour de Guinette, donjon du château royal, puissante forteresse édifiée par Robert le Pieux au XIIe siècle. Il est resté célèbre pour avoir servi de prison à la reine Ingeburge, épouse infortunée de Philippe Auguste qui l'a répudiée le lendemain de leur nuit de noces ...

Il faudra aussi se rendre à l'église Saint-Basile, fondée au XIe siècle. Ce sanctuaire composite offre un ensemble résumant l'architecture religieuse du XVIe siècle même avec une construction inachevée. Le portail occidental roman constitue, avec son Jugement Dernier, la partie la plus intéressante de l'église. On remarquera, dans le chœur, le beau vitrail de la crucifixion datant du XVIe siècle.

L'église Saint-Gilles date du XIIe siècle (chœur et bas-côtés achevés au XVIe siècle). Sur les murs extérieurs, de belles gargouilles s'offrent à nos yeux. La décoration intérieure de la voûte (XVIe), cachée par un badigeon, n'a été redécouverte qu'à la suite des bombardements de 1944. Saint-Gilles est aussi remarquable par ses nombreuses pierres tombales gravées aux XVIe et XVIIe siècle pour les riches familles de la paroisse.

Office du tourisme de l'étape : 01 69 92 69 00

  

La Tour de Guinette à Étampes

Étampes - Angerville

Parcours :

Cette étape de 24,5 km s'effectuera sans souci en 6 h 15. Le parcours passe par Saclas situé à près de 10 km au delà d’étampes et à Méréville 7 km plus loin avant de rejoindre Angerville, terme proposé de notre étape.

Dénivelé :

Pas de gros souci de dénivelé ...

Curiosités :

A Saclas, traversé par la Juine, se dressent un vieux lavoir et quantité de saules. A proximité, vous apprécierez la petite église romane Saint-Germain.

En atteignant Méréville vous découvrirez son jardin, planté d'une grande variété d'espèces botaniques que La Pérouse avait rapportées de ses expéditions et qui est considéré comme le plus beau et le plus accompli des jardins romantiques.

Office du tourisme de l'étape : 01 64 95 18 00

  

Église Saint-Pierre et Saint-Eutrope d'Angerville

Angerville - Artenay

Parcours :

Longue étape proposée de 34,6 km demandant 8 h 45 de marche. Le Chemin passe par Andonville, Teillay-le-Gaudin et Lion-en-Beauce avant de rejoindre Artenay que vous aurez plaisir à atteindre après un parcours sans grand intérêt ...

Dénivelé :

Pas de difficulté ... tout est plat ... nous sommes en pleine Beauce !!!

Curiosités :

Il faut vraiment fouiner longtemps pour découvrir une quelconque curiosité à se mettre sous la dent ... si ce n'est, peut être, l'église Saint-Aignan situé au cœur de Tellay-le-Gaudin. La nef et le porche ont été construits au XVIe siècle. De nombreuses statues trônent en cet édifice dont les plus intéressantes se trouvent près de la porte d'entrée : ce sont deux statues en pierre de saint Aignan et de saint Sébastien datant du XVIIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie 02 38 80 40 17

  

Le moulin d'Artenay

Artenay - Orléans

Parcours :

Le parcours de l'étape est de 25,4 km et demandera 6 h 30 de pérégrination. Après un premier tiers d'étape en plaine nous atteignons la forêt d'Orléans ... Les Chapelles sera atteint au bout de 8,7 km après 2 h 10 de marche. Il faudra 3 heures de plus pour arriver à Fleury les Aubrais situé 4,9 km avant la capitale de l'Orléanais.

Dénivelé :

Étape plate

Curiosités :

Hormis le plaisir de découvrir la forêt d'Orléans, vous ne traînerez pas en route pour consacrer un maximum de temps à la ville du même nom qui offre de multiples monuments à découvrir et à admirer. Le premier pont en pierre d'Orléans date du XIIe siècle, il débouchait au fort des Tourelles d'où son nom. Il fut remplacer en 1748 par le pont Royal inauguré par la marquise de Pompadour car ses dix-neuf arches gênaient la navigation. Vous ne manquerez pas de découvrir la crypte de l'église Saint-Aignan qui avait remplacé un ancien sanctuaire lors de la translation des reliques du saint ce qui lui a permis d'accéder au rang de collégiale. Vous pourrez voir à l'intérieur de l'édifice le " martyrium " qui abrite les reliques du saint. Dans l'abside, vous admirerez les chapiteaux, inspirés par les modèles antiques et qui figurent parmi les plus anciens de la sculpture romane.

La cathédrale Sainte-Croix dont l'évêque saint Euverte avait cherché un fragment de la vraie croix pour consacrer l'église a connu une succession de destructions et de reconstructions. En 1278 elle fut bâtie en s'inspirant de la cathédrale d'Amiens. Les chapelles rayonnantes du chevet sont aujourd'hui les derniers vestiges de l'église du XIIIe siècle. Henri IV posera la première pierre de sa reconstruction en 1601 après les guerres de religion. Le portail monumental de la cathédrale, surmonté des deux tours ne sera terminé qu'en 1773.

Après la visite de la cathédrale les pèlerins avaient pris l'habitude d'aller se recueillir dans l'abbatiale Saint-Euverte, construite hors les remparts où avaient été conservées les reliques de son saint patron. Cette église ne se visite plus aujourd'hui mais on peut encore y voir les vestiges d'une chapelle Saint-Jacques (fin XVe-début XVIe). A l'origine, à proximité de la rue des Hôtelleries, près de l'ancien pont, elle se situe aujourd'hui près de l'hôtel Groslot. Un blason à trois coquilles rappelle l'existence d'une confrérie jacquaire.

Office du tourisme de l'étape : 02 38 24 05 05

  

Vue aérienne d'Orléans

Orléans - Beaugency

Parcours :

Étape proposée sur la base de 29,5 km qui vous demandera 7 h 30 de pérégrination. A partir du centre d'Orléans vous emprunterez, rive droite, une voie réservée aux piétons et cyclistes. Si cet itinéraire n'est pas, à vrai dire, la voie historique recensée rive gauche, il vous permet d'éviter le bitume et l'intense circulation. Cette rive droite proposée vous mènera jusqu'au terme de l'étape en flirtant avec la Loire tout en découvrant la chapelle Saint-Mesmin localisée 5,9 km après notre départ d'Orléans, Saint Ay 7,5 km plus loin avant d'atteindre Meug-sur-Loire après avoir parcouru 20,7 km et marché durant 5 h 10. Il restera alors 8,8 km pour rallier Beaugency ...

Dénivelé :

Pas de souci ... Tout est plat !

Curiosités :

La chapelle Saint Mesmin se découvre 1 h 30 après notre départ (5,9 km). Vous pouvez encore voir sous l'église une cavité appelée " la grotte au dragon "où seraient conservés les restes de saint Mesmin. C'est donc au- dessus de sa tombe que fut construite la chapelle.

L'église de Saint-d'Ay patron de la cité, possède une châsse du XIIe siècle qui renferme les reliques de son saint patron. Le sanctuaire a été reconstruit et agrandi au XVIe siècle, on peut encore voir aujourd'hui, sur les six piliers les plus proches du chœur, les chapiteaux de l'époque mérovingienne.

En arrivant à Meung on peut être tenté de faire étape ici tellement la cité est plaisante avec ses vieilles ruelles bordées de maisons à colombages ... De plus vous vous arrêterez pour admirer son église Saint- Liphard bâtie entre le XIe et le XIIIe siècle. Son aspect de sévérité est atténué par un transept original aux extrémités arrondies. Le puissant clocher avec sa flèche de pierre date de l'époque romane. Les modillons et le portail d'époque ont été gardés malgré les nombreux remaniements de l'édifice. Le château de Meung date du XIIe siècle, il fut agrandi au fil du temps. L'aménagement intérieur avec les meubles datent en grande partie du XIXe siècle.Les souterrains du château laissent découvrir une chapelle avec une voûte en palmier ainsi qu'une ancienne prison. Les oubliettes consistaient en un puits où les prisonniers étaient descendus à l'aide de cordes. François Villon y passa un été avec d'autres " frères humains ". Errant avec une bande de malfaiteurs qui s'étaient baptisés les Compagnons de la coquille, il fut incarcéré à la demande de l'évêque d'Orléans et n'échappa à une mort certaine que grâce à la clémence de Louis XI de passage à Meung ... A noter aussi une statue élevé par la ville à son plus illustre enfant : Jean de Meung qui ajouta vingt mille vers au quatre mille que comptait déjà le " Roman de la rose ", ouvrage écrit cinquante ans auparavant par Guillaume de Lauris.

La ville de Beaugency n'a rien à envier à celle de Meung ... là encore vous serez sous le charme en flânant, à votre arrivée, dans ses rues pour admirer les belles maisons anciennes. Le nom même des rues fait revivre les corporations médiévales : rue du change, de la poterie, de la cordonnerie ... Beaugency est à l'image des villes du Val de Loire avec son quai bordé de grands platanes et ses vieux toits dominés par la masse du donjon. Vous découvrirez son pont médiéval avec ses arches inégales et la Tour du Diable, sur le quai, qui faisait partie des fortifications de l'abbaye Notre-Dame. Vous ne manquerez pas l'église du même nom, cette ancienne abbatiale datant du XIe siècle, un lieu de pèlerinage important au Moyen Age. La nef et le coeur ont gardé leur belle élévation romane ... Vous remarquerez aussi le donjon en ruine construit au XIe siècle. Voir aussi le château Dunois, résidence aménagée au XVe siècle ; une salle possède une superbe cheminée sculptée, fenêtres à meneaux et belle charpente en châtaignier ; un passage surmonté d'une chapelle appelé la voûte Saint-Georges permettait d'aller du château à la cité.

Office du tourisme de l'étape : 02 38 44 54 42

  

Beaugency : le plus vieux pont sur la Loire

Beaugency - Blois

Parcours :

Une belle étape de 35,8 km si vous décidez de pérégriner durant 9 h 00 mais il vous est possible d'épargner aussi vos efforts en prenant le parti d'en limiter le parcours d'autant que les hébergements ne manquent pas au sein des localités traversées ... Faites votre choix !

Dénivelé :

La marche est facile tout au long de l'étape, l'itinéraire empruntant, comme la veille, des pistes et des chemins en bordure du fleuve.

Curiosités :

Pas de curiosités notables tout au long de ce parcours, le meilleur est pour la fin avec l'arrivée sur Blois ... (Voir néanmoins le lavoir à Cour sur Loire).

Aurez-vous assez de temps pour découvrir cette belle localité de Blois ... Surtout si vous avez parcouru l'étape à partir de Beaugency ! Voyez l'église Saint-Nicolas qui subsiste de l'ancienne abbaye bénédictine de Saint Omer fondée en 873. Cet édifice mêle harmonieusement les styles romans et gothiques. Le coeur, le transept et la dernière travée datent du XIIe siècle. Les proportions de la nef ont été inspirées par la cathédrale de Chartres. A la croisée du transept, un dôme en lanterne éclaire l'édifice : on retrouve souvent sur la route de Compostelle ce genre de coupole nervurée. Le curieux retable Sainte Marie l’Égyptienne datant du XVe siècle rappelle les nombreuses reliques conservées autrefois dans l'abbaye. Vous pourrez voir aussi l'église Saint-Saturnin et les nombreux ex-voto qui l'ornent et, face à elle, remarquez le cimetière à galerie édifié en 1516 et son ornementation funèbre des chapiteaux (danse macabre, ossements) rappelant sa fonction première. La cathédrale Saint-Louis fut entièrement reconstruite au XVIe siècle. Seule sa façade subsiste de cette époque, le reste de l'édifice ayant été détruit suite à un ouragan. C'est Colbert qui fit entreprendre la reconstruction dans un style gothique achevée en 1702. Vitraux à l'intérieur d'artistes contemporains.

La période la plus riche de Blois s'étend du Xe au XIIIe siècle ... Le château fut construit sur un promontoire au-dessus de la rivière, lieu propice à la protection des habitants et fortifié depuis longtemps. A la place de la forteresse, Louis XII et François 1er feront reconstruire un magnifique château devenant le symbole de l'art français ... heureuse rencontre de quatre époques architecturales : le gothique du XIIIe, le gothique flamboyant, la Renaissance et le classicisme (dont le plus bel exemple est la coupole de Mansart). La place du château est l'ancienne basse-cour de la forteresse médiévale. On y trouvait autrefois la collégiale Saint-Sauveur où Jeanne d'Arc fit bénir son étendard avant d'aller délivrer Orléans.

Vous ne quitterez pas Blois sans vous rendre dans ses jardins aménagés par Louis XII. Réaménagés aujourd'hui ils illustrent les époques médiévales, Renaissance et classique. Un jardin des cinq sens, derrière la cathédrale, sollicite toutes les facultés sensorielles des visiteurs : couleurs et parfums des fleurs, bruit de la cascade, goût des fruits et velouté des feuillages ...

Office du tourisme de l'étape : 02 54 90 41 41

  

Église Saint-Nicolas de Blois

Blois - Chaumont-sur-Loire

Parcours :

23 km pour 5 h 45 de pérégrination ... mais sur la rive gauche de la Loire puisque nous franchissons le pont qui l'enjambe dès le départ de l'étape ... Nous passons successivement à Villesablon situé 6,4 km après notre départ puis atteignons Candet sur Beuvron 8,2 km plus loin, nous avons alors marché depuis 3 h 40. Nous passerons ensuite à la Rable, il ne restera alors que 2,7 km avant de découvrir Chaumont ...

Dénivelé :

Parcours plat ... Pas de difficulté

Curiosités :

A Candet-sur-Beuvron vous emprunterez, en traversant la cité, un pont médiéval pour passer la rivière : c'est, à vrai dire, le seul point notable d'une étape sans réel intérêt historique. De ce fait, il restera du temps pour admirer le château de Chaumont localisé dans un site remarquable face à la Loire. Il domine, en effet, le fleuve du haut d'un coteau escarpé appelé Calvus Mons.

C''est au Xe siècle que Eudes 1er avait implanté une forteresse à cet endroit Brulé par Louis XI pour punir Pierre d'Amboise de s'être opposé au pouvoir royal, ce même seigneur d'Amboise, rentré en grâce, décida de reconstruire la forteresse dont le chantier se termina au XVIe siècle avec ses descendants. Chaumont évoque, pour les pèlerins, la très belle architecture des enluminures des très Riches Heures du Duc de Berry ... Le site accueille chaque année le Festival International des Jardins avec un réel succès.

Office du tourisme de l'étape : 02 38 24 05 05

  

Le château de Chaumont-sur-Loire

Chaumont-sur-Loire - Amboise

Parcours :

une étape proposée de 22,6 km qui vous demandera 5 h 45 de pérégrination ... chemins et routes calmes et tranquilles sont ce jour au menu. Après Rilly-sur-Loire, vous délaisserez l'itinéraire balisé pour lui préférer la berge (chemin préconisé par le guide Rando Éditions) et son chemin de halage. Vous allez progressivement découvrir le vignoble de Touraine en cheminant à nouveau sur les coteaux ...

Dénivelé :

Pas de problème particulier ...

Curiosités :

L'étape étant courte vous pouvez prendre votre temps pour apprécier Amboise ... Les pèlerins arrivaient à Amboise pour franchir la Loire. Il existait une commanderie gérée par les Hospitaliers de Saint-Jean qui accueillait les pèlerins sur l'ile d'Or localisée au milieu du fleuve. A l'extrémité de cette ile subsiste la chapelle Saint-Jean bâtie en style gothique angevin avec de belles clés de voûtes sculptées et peintes, elle marque l'entrée en Touraine.

François 1er offrit à Léonard de Vinci sa première demeure : le manoir de Cloux appelé aujourd'hui le Clos Lucé situé à quelques centaines de mètres du château royal d'Amboise. Un souterrain secret reliait le manoir au château. Léonard de Vinci transforma la forteresse d'Amboise en une élégante demeure d'agrément avec des jardins à l'italienne avant d'être inhumé dans la chapelle Saint Hubert, juchée en haut d'un rocher. Cette chapelle fut bâtie en 1491 par des artistes flamands dans le style gothique du Nord. Elle est ornée de sculptures flamboyantes taillées dans le tuffeau. A l'extérieur, le linteau est orné d'un magnifique bas-relief illustrant la chasse de saint Hubert et la légende de saint Christophe.

Vous ne manquerez pas de vous rendre à l'abbatiale Saint-Denis qui fut construite en 1107 sur l'emplacement d'un sanctuaire fondé par saint Martin. Ele possède un transept et des collatéraux, le chœur à chevet polygonal et ce transept sont les parties les plus anciennes du bâtiment. Fin XIIe siècle furent ajoutés la nef et ses collatéraux. L'église possède de beaux chapiteaux romans sculptés d'animaux fantastiques. Parmi les statues qui entourent l'autel se trouvent celles de saint Jacques le Majeur et de saint Denis portant sa tête après son martyr. Saint Vincent, patron des vignerons, est également présent dans l'abside sud est de l'église. C'est dans une absidiole de l'édifice qu'on lut, à Jeanne de Valois, en 1498, le décret d'annulation de son mariage. Avant de quitter l'abbatiale, vous remarquerez aussi la Mise au tombeau réalisée au XVIe siècle.

Après les visites précitées vous  vous attacherez, si le temps vous le permet, à découvrir le château royal ... Ce qu'il en reste présente encore une masse importante, les précieux détails d'architecture permettent de la considérer comme le berceau de la Renaissance française.

Office du tourisme de l'étape : 02 47 57 09 28

  

Le château d'Amboise et la Loire

Amboise - Tours

Parcours :

Cette étape, longue de 29,1 km demandera 7 h 30 de pérégrination et traversera les communes de L'Ormeau Vigneau, Montlouis-sur-Loire et Vouvray, avant d'atteindre Tours, la ville où l'on venait vénérer saint Martin au Moyen Age, étape importante dans la longue marche vers la Galice.

Dénivelé :

Pas de difficulté avec cette étape sans grand dénivelé.

Curiosités :

Un petit arrêt à Vouvray s'impose ne serait ce que pour découvrir les habitations troglodytiques et son église, reconstruite en 1861, et qui a gardé deux chapelles creusées dans la roche ... Peut être en profiterez-vous pour déguster (avec modération ...) ce vin de taffetas de même appellation que la cité mais il faudra quand même éviter de s'attarder trop longtemps pour avoir le temps de découvrir cette belle cité de Tours qui recèle des magnifiques trésors, témoignage d'un riche passé.

Vous vous rendrez bien entendu à la basilique Saint-Martin rebâtie au XIXe siècle dans le style romano-byzantin au dessus de la crypte où reposait le corps du saint évêque. Mais les amateurs de vieilles pierres seront surtout intéressés par les restes de l'ancienne basilique dont il ne subsiste aujourd'hui que deux tours : la Tour Porche (dite Charlemagne, car elle est bâtie sur le tombeau de son épouse) où une fresque du XIe siècle montre saint Martin faisant l'aumône aux pauvres et la Tour de l'Horloge. La distance qui sépare ces deux tours donne une idée de la taille de l'édifice primitif dont le temps et les guerres ont eu raison.

Il faut également admirer le façade de la cathédrale Saint-Gatien commencée au XIIIe siècle sur les vestiges de la cité gallo-romaine. Elle abrite aussi de précieux vitraux de cette époque qui illustrent la vie de saint Jacques. Une statue de ce saint est visible, haut perchée, sur le côté sud de l'édifice. La visite du " vieux Tours " avec ses vieilles maisons particulièrement bien entretenues sera bien agréable. Il vous faudra aussi admirer l'architecture de l'abbaye bénédictine Saint-Julien fondée dès le VIe siècle et relevée de ses ruines en 1259. Juste à côté de ce magnifique édifice est implanté le musée du compagnonnage. S'il vous reste un peu de temps et si les horaires d'ouverture vous le permettent, il faut impérativement le visiter car il renferme de pures merveilles et chefs d’œuvre. Aller à la rencontre des compagnons-bâtisseurs permet de mieux comprendre nos chemins de pèlerinage, sans lesquels, ils ne seraient pas ce qu'ils sont ...

Office du tourisme de l'étape : 02 47 70 37 37

  

La basilique Saint-Martin et la Tour Charlemagne se côtoient à Tours

Tours - Montbazon

Parcours :

Courte étape de 17 km demandant une marche de 4 h 20 environ. (auxquels vous ajouterez les temps d'arrêt) Elle permet de partir de Tours après avoir flâné en son cœur historique et sans inquiétude pour le temps qu'il faudra pour rallier Montbazon. Vous serez d'autant plus à l'aise que le parcours proposé aujourd'hui n'apparaît pas particulièrement exaltant ...

Dénivelé :

Une étape sans souci

Curiosités :

Une étape sans intérêt majeur ...

Office du tourisme de l'étape : 02 47 26 97 87

  

Château de Montbazon

Montbazon - Sainte-Maure-de-Touraine

Parcours :

Etape de 26 km que vous parcourrez en 6 h 30 (plus les temps d'arrêt). Vous découvrirez successivement Sorigny après 1 h 30 de cheminement, Sainte-Catherine-de-Fierbois après 4 h 40 avant de rallier le terme de l'étape : Sainte-Maure-de-Touraine ...

Dénivelé :

Tout est plat ...

Curiosités :

Après avoir cheminé presque 5 heures, vous atteindrez Sainte-Catherine-de-Fierbois où vous attend la statue de Jeanne d'Arc. La cité vit, en effet, dans le souvenir de la sainte qui réclama pour seule épée celle qui se trouvait derrière l'autel de la chapelle : " Vous la reconnaitrez facilement dit-elle, elle est marquée de cinq croix." La légende stipule que c'est avec cette épée qu'elle délivra Orléans et fit sacrer le roi Charles VII à Reims. L'église actuelle date du XVe siècle, elle possède d'élégantes sculptures qui ornant la porte de la sacristie et encadre une curieuse " piscine " à droite du chœur. Les clés de voûte sont décorées d'écussons portant les armoiries de France et de Bretagne. A proximité de l'église, on peut voir la maison du Dauphin qui date de la même époque.

En arrivant à Sainte-Maure, le pèlerin découvrira une ville ancienne bâtie sur une butte. Il appréciera de côtoyer des maisons des XVe et XVIe siècles ornées de la coquille et, à l'angle de la rue des Douvres, une ancienne hôtellerie qui, pour attirer le pèlerin dans ses murs, avait gravé sur sa façade : " A la belle image, bon vin, bon logis "....tout un programme.

Sainte-Maure possède aussi un château construit aux XIV et XVe siècles sur les ruines d'une ancienne forteresse, il appartint à la célèbre famille de Rohan de 1498 à la Révolution. Près du château, l'église domine la ville. De style néo-gothique, reconstruite au XIXe siècle elle a néanmoins gardé sa belle crypte romane aux chapiteaux très archaïques (IX et Xe siècles).

Sur la place, dans la ville haute, de belles halles du XVIIe siècle, construites grâce à Anne de Rohan, bienfaitrice de Sainte-Maure, ont été restaurées pour servir de salle des fêtes. Les portes de l'édifice sont sculptées aux armes des Rohan.

Office du tourisme de l'étape : 02 47 65 66 20

  

La Tour et le Château de Sainte Maure de Touraine

Sainte-Maure-de-Touraine - Dangé Saint Romain

Parcours :

Etape longue de 24,1 km demandant 6 h de marche vous ne  vous arrêtez pas en route ... Après 2 heures de marche environ, vous atteindrez Maillé avant de découvrir La Celle-Saint Avant une heure plus tard. Vous serez alors à la moitié de votre parcours et traverserez Port de Piles et Les Ormes deux heures après, commune elle-même située à une heure de la cité étape : Dangé-Saint Romain.

Dénivelé :

C'est toujours très plat ...

Curiosités :

A la Celle-Saint Avant vous découvrirez son église qui fut, à cet emplacement, un ancien refuge côtoyant désormais, hélas, la N10. On a peine à croire qu'il fut habité par un ermite qui donna son nom à la commune ... L'église actuelle fut construite au XIe siècle sur ce même emplacement de l'ermitage par les moines de l'abbaye de Noyers. Vous prendrez quelque temps pour remarquer, sur la commune des Ormes, de belles halles en bois qui datent du XVIIIe siècle. L'église est également à découvrir, elle est moderne mais originale avec sa curieuse tour hexagonale romano-byzantine. Sur l'autel vous remarquerez la belle descente de croix sculptée dans l'albâtre.

Office du tourisme de l'étape : 05 49 86 40 37

  

Église de Dangé-Saint-Romain

Dangé-Saint-Romain - Châtellerault

Parcours :

Petite étape de 17,9 km qui ne demandera que 4 h 30 de marche (+ les arrêts) ce qui vous permettra d'arriver tôt à Châtellerault et de pouvoir découvrir cette cité dans de bonnes conditions. Cela ne vous empêchera pas une petite halte à Ingrandes (situé exactement à mi-parcours de l'étape soit 9 km).

Dénivelé :

Morne plaine ...

Curiosités :

A mi-parcours Ingrandes possède une église qu'il est intéressant de découvrir malgré son apparence disparate : une abside moderne et des chapelles rapportées. Néanmoins elle possède une façade cachée aux regards mais très ancienne. Faite de petites pierres cubiques et régulières qui ont servi à sa construction au Xe siècle, elles sont très caractéristiques. De même ses arcades et ses chapiteaux frustes ne sont que l'ébauche d'un art roman qui va bientôt montrer toute sa maîtrise ...

Châtellerault doit son nom à un château du Xe siècle bâti par le comte Airault. Les pèlerins ne manqueront pas de découvrir la belle statue de leur Saint patron réalisée en bois au XVIIe siècle qui se trouve justement en l'église Saint-Jacques (édifiée à partir de 1008) et qui représente le saint en habit de jacquet. Cette statue est d'ailleurs mise à l'honneur par de nombreux ouvrages consacrés aux chemins de Compostelle. Vous pourrez aussi faire quelques pas rue du Cygne-Saint Jacques pour découvrir la plus ancienne maison de la ville qui était alors une hostellerie Saint Jacques ... Vous pourrez prolonger le cheminement de Châtellerault en empruntant le pont Henri IV qui, avec ses 144 m est l'un des plus beaux ponts de France. A voir également les deux tours qui étaient autrefois reliées par un bâtiment et qui défendaient l'entrée de la ville.

Office du tourisme de l'étape : 05 49 21 05 47

  

La Vienne traverse Châtellerault

Châtellerault - Poitiers

Parcours :

Cette étape vous changera de la précédente par son long cheminement soit 34 km qui nécessitera 8 h 45 de marche (+ les temps de pause). La sortie de Châtellerault s'avère plaisante en longeant les berges de la Vienne pendant les 6 premiers kilomètres. Le pèlerin traversera successivement Cenon sur Vienne, laissera La Varenne sur sa droite, Fontaine (si vous disposez d'un peu de temps, vous pouvez dévier un peu votre route en prenant à droite la direction de Chasseneuil-du-Poitou où vous pouvez admirer l'église Saint-Clément construite au XIIe siècle), Chiron-Gourmand avant de rejoindre Bruxerolles, 4 km en amont de Poitiers, terme de l'étape ...

Dénivelé :

Pas de dénivelé significatif ...

Curiosités :

A Bruxerolles, une église Saint-Jacques rappelle l'importance de l'endroit comme lieu de pèlerinage hormis quelques vestiges d'un ancien hôpital de pèlerins. L'église, d'origine romane, a été reconstruite à l'époque moderne.

Poitiers recèle de nombreuses traces d'un passé glorieux depuis la ville gallo-romaine rappelée par un pan de mur, vestige d'un théâtre qui pouvait accueillir environ dix mille personnes et qui date du premier siècle, nous passons allégrement au site probable de la fameuse bataille de 732 qui vit Charles le Martel arrêter les Arabes ... Préalablement à ces découvertes, en entrant dans Poitiers, vous serez passé devant l'Abbaye de Montierneuf avec son imposant portail qui ouvre la cour abbatiale. Du bâtiment roman d'origine, subsistent le déambulatoire et quelques chapiteaux des années 1070 ... Vous découvrirez avec intérêt la tour-porche de l'église Saint-Porchaire, seul vestige de l'église romane et vous admirerez la basilique Saint-Hilaire construite au XIe siècle sur l'emplacement du tombeau primitif du saint. Vous apprécierez les beaux chapiteaux du chœur et les fresques des piliers et des absidioles. Il restera aussi à voir Notre-Dame-la-Grande, l'église Sainte-Radegonde qui a gardé des parties romanes (chœur et clocher-porche) et le baptistère Saint-Jean, rare témoignage des premiers temps chrétiens (on peut y voir, à l'intérieur, une piscine construite au IVe siècle qui servait aux baptêmes par immersion...). Idéalement, vous ménager une journée de repos pour visiter Poitiers, serait une idée à creuser.

Office du tourisme de l'étape : 05 49 41 21 24

  

Le baptistère Saint-Jean de Poitiers

Poitiers - Lusignan

Parcours :

Étape de 28,6 km demandant 7 h 15 de pérégrination. Le chemin passe par Chaumont que l'on atteint après 2 h de marche (à 7,9 km du départ) et Coulombiers après 4 h 50 qui se situe à 9,3 km avant de rejoindre Lusignan.

Dénivelé :

Calme plat

Curiosités :

1,3 km après Chaumont nous découvrirons l'Abbaye de Fontaine-le-Comte, un îlot de calme et de sobriété toute cistercienne. C'est l'église paroissiale qui fut l'ancienne abbatiale Notre-Dame. L'église illustre l'idéal de l'architecture cistercienne en réaction au luxe des églises bénédictines. A côté de celle-ci se trouve l'ancien prieuré et le logis de l'abbé avec une façade du XVe siècle.

Lusignan est une ancienne place forte qui, du Ve au XIVe siècle, se confond avec ses seigneurs fondateurs dont elle porte le nom. Son église actuelle, Notre-Dame-et-Saint-Junien, a été construite, en grande partie, au milieu du XIIe siècle. C'est une construction typique du Poitou. L'ensemble est remarquable par sa hauteur et sa profondeur. Par ailleurs il sera intéressant de faire le tour de l'édifice pour découvrir sur le côté nord une porte (qui menait autrefois au prieuré) avec un bestiaire sculpté représentant : porc, éléphant, scorpion, poisson ... A l'extérieur, le porche ajouté au XVe siècle fait face à une belle maison de la même époque.

Vous ne manquerez pas d'admirer aussi les vieilles halles de la cité et parcourir la place du Bail qui correspond à la basse-cour de l'ancien château où venaient se réfugier les habitants de Lusignan en cas de siège. Sur la façade du Centre André Léo (nom d'une femme écrivain née à Lusignan en 1824), une sculpture moderne en métal représente Mélusine prenant son envol.

Office du tourisme de l'étape : 05 49 43 61 21

  

Lusignan

Lusignan - Chenay

Parcours :

20,1 km à parcourir en 5 heures, étape quelque peu monotone avec la traversée de Saint-Sauvant pratiquement à mi-parcours et sans grand intérêt. En cours de chemin vous quitterez le département de la Vienne pour entrer dans le département des Deux-Sèvres.

Dénivelé :

plat

Curiosités :

circulez ... Y a rien à voir ! Ce sera peut être l'occasion de mettre vos notes à jour et de faire le point sur votre parcours tout en faisant un retour en arrière sur les étapes précédentes et vous remémorer les belles découvertes que vous avez vécues... Néanmoins vous avez la possibilité de découvrir l'église Notre-Dame en demandant les clés à l'Hôtel-Restaurant " Les Trois Pigeons " situé en face de l'édifice et qui mérite quand même votre attention...

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie 05 49 59 70 2005 49 59 70 20

  

Porte latérale de l'église de Chenay (XIIe siècle)

Chenay - Melle

Parcours :

Petite étape proposée de 16,2 km pour une marche de 4 h ce qui vous donnera du temps pour bien découvrir Melle. Les localités traversées : La Ripaudière, La Martinière n'enthousiasmeront pas le pèlerin ...

Dénivelé :

Toujours très plat ...

Curiosités :

Autrefois cité minière et monétaire prospère, Melle accueillait un atelier royal qui fabriquait toute la monnaie de l'empire (deniers et oboles). il faut dire que son sous-sol renfermait plomb et argent qui ont fait sa renommée et jusqu'au Xe siècle ces mines furent exploitées ...

Aujourd'hui le passé de la cité se concrétise par la possession de trois églises romanes classées que le pèlerin ne manquera pas de découvrir.

La première église rencontrée est le sobre édifice Saint-Pierre. Son chevet, magnifiquement décoré, est remarquable. Son portail est surmonté d'une niche avec un christ en majesté que la révolution n'a pas, hélas, épargné. Vous découvrirez, au sein de cette église, de très beaux chapiteaux dont un fameux tireur d’épines ... qui peut évoquer, pour certains, les misères du chemin ... Le cimetière avoisinant est séparé en deux pour pouvoir enterrer des protestants en terre catholique après la promulgation d'une loi de 1804 !

L'église Saint-Savinien est la plus ancienne, son chevet repose sur d'anciennes fortifications. Une coquille Saint-Jacques figure sur un de ses modillons. Au dessus de sa porte on peut voir des sculptures montrant des personnages qui luttent ensemble, un chevalier et un couple ... Servant de prison entre 1801 et 1926, les prisonniers ont marqué leur passage par de nombreux graffitis laissés sur les portes et les murs. A côté de cette église, vous découvrirez un ancien couvent de capucins aujourd'hui occupé par un hôpital.

Enfin, et pour terminer la visite de la cité, vous vous rendrez à l'église Saint-Hilaire qui a appartenu à un prieuré bénédictin qui dépendait de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély. C'est l'un des plus beaux monuments du Poitou quant à l'harmonie qu'il dégage. Son chevet est typiquement bénédictin. Les toitures des absides sont disposées en pyramide au sommet de laquelle culmine le clocher. Sans doute pour plus d'élégance, les contreforts ont été remplacés par des colonnes. Le portail nord est célèbre avec sa niche qui abrite une statue équestre d'un cavalier semblant vouloir écraser un petit personnage craintif assis par terre. On retrouve cette scène énigmatique dans d'autres églises de la région et pourrait signifier l'empereur Constantin foulant au pied le paganisme ... qui semble ici bien peu menaçant.

Office du tourisme de l'étape : 05.49.29.15.10

  

Église Saint-Hilaire de Melle

Melle - Aulnay

Parcours :

Tape de 32,2 km qui demande 8 h 15 de marche et qui nous fait passer du Poitou à la Saintonge. Le chemin passe par Brioux-sur-Bouronne situé à 12,3 km après Melle, Villefollet 5 km plus loin, Villiers-sur- Chizé après 21,6 km de marche avant d'atteindre La Villedieu 6 km avant Aulnay.

Dénivelé :

Marche facile sur un parcours rendu agréable le long de petites routes très calmes, de chemins bordés de hautes haies et enfin de pistes blanches qui serpentent dans un paysage ouvert.

Curiosités :

En passant à Villiers-sur-Chize, vous ne manquerez pas d'aller voir son église même en ruine qui a gardé quelques vestiges de sa beauté passée (voir le bestiaire du portail et le chapiteau aux grosses têtes).

Dans le village de La Villedieu vous pourrez découvrir une vaste maison du XVIe siècle qui était l'ancien logis du commandeur d'Ensigné, chevalier de l'ordre de Jérusalem.

Arrivé à Aulnay, le pèlerin s'attardera à l'église Saint-Pierre-de-la-Tour située au bord du " Grand Chemin " en dehors de la ville. Elle marque par sa beauté austère. Le cimetière qui l'entoure avec ses curieuses tombes sur pilotis (tombes du XIXe imitant les sarcophages en pierre), ses cyprès (un peu penchés après la tempête de 1999) et sa belle croix hosannière du XVe, accentue le charme magique du lieu (Sur cette croix hosannière on remarquera les statues de quatre apôtres dont un Saint-Jacques malheureusement bien abimé).

Commencé dès 1130 cet édifice comporte un portail central, jadis surmonté de la statue équestre de Constantin, qui illustre magnifiquement le " Sermon saintongeais ". Quant au portail sud, le plus célèbre, il est orné d'un étonnant bestiaire, véritable chef d’œuvre de l'art roman poitevin. Mais ici tout est remarquable, chaque modillon, chaque chapiteau est une richesse exceptionnelle. Le " seul domaine où le divin soit visible, est l'art " disait André Malraux.

Office du tourisme de l'étape : 05 46 33 14 44

  

L'église Saint Pierre à Aulnay

Aulnay - Saint-Jean-d'Angély

Parcours :

Le parcours est de 23 km ce qui nécessitera environ 5 h 50 pour rallier Saint-Jean-d'Angély après avoir traversé Paillé localisé 6,8 km après Aulnay, Les Églises d'Argenteuil 4,2 après, Poursay-Garnaud et Courcelles situés 6 km avant d'atteindre Saint-Jean-d'Angély.

Dénivelé :

Pas de difficulté particulière ... le plat domine toujours sur un chemin où nous foulons quantité de chemins blancs bien balisés.

Curiosités :

Les villages traversés recèlent de nombreux vestiges, ici un portail roman, là un ensemble de chapiteaux richement ouvragés ... Aux Églises d'Argenteuil il sera inutile de chercher plusieurs églises, une seule subsiste avec un beau portail roman et, à l'intérieur quelques chapiteaux historiés. Vous remarquerez celui qui représente des sortes de masques avec de curieuses petites oreilles pointues. Ces grosses têtes se retrouvent à Aulnay et dans d'autres églises du pays.

A Poursay-Garnaud, l'église Notre-Dame a été reconstruite au XVIIIe siècle, seule la façade est d'origine romane. Au dessus du portail, une petite fenêtre est encadrée de motifs qui rappellent des croix discoïdales (comme celles que l'on peut voir au Pays Basque). aux XVIIe et XVIIIe siècles l'église servait de nécropole : trois prêtres et trente laïcs y sont enterrés (il suffisait de payer une redevance ...)

En arrivant à Saint-Jean-d'Angély et dans le centre-ville, vous pourrez découvrir l'abbaye royale des XVII et XVIIIe siècles ainsi que  de nombreuses maisons à pans de bois des XVe et XVIe siècles. Vous pourrez passer sous la Tour de l'Horloge reconstruite vers 1406 : c'était autrefois une ancienne porte de la ville médiévale , sa grosse cloche signalait la fermeture des portes de la ville. Tout à côté, il découvrira la façade de l'hôtel de l’Échevinage (fin XIVe) : c'est là que le maire et les échevins se réunissaient pour administrer la ville. La fontaine du Pilori est un monument de la Renaissance dont la margelle est datée avec précision (1546), il a été installé au XIXe siècle à l'emplacement du pilori du Moyen Age, il provient d'un château de la région.

Sur la place de l'hôtel de ville, on a réutilisé les arcades du cloitre de l'abbaye.  Enfin  l'actuelle église Saint-Jean-Baptiste  n'a pu être construite sur un plan aussi vaste que celui du Moyen Age. Au XVIIIe siècle la reconstruction de l'église commence par la façade mais reste inachevée à la Révolution.

 

Office du tourisme de l'étape : 05 46 32 04 72

  

Détail de l'Abbaye royale de Saint-Jean-d'Angely

Saint-Jean-d'Angély - Saintes

Parcours :

L'étape proposée est longue puisqu'il faudra parcourir 34,9 km nécessitant 9 h de marche. Cette longue distance permettra au pèlerin de traverser de nombreuses localités : ce sera d'abord Fenioux après 10,3 km après Saint-Jean-d'Angély, puis La Frédière 3,7 km après, Juicq, ensuite avant d'atteindre Le Douhet puis Fontcouverte situé 6,5 km en amont de Saintes.

Dénivelé :

Parcours relativement plat jusqu'à Fontcouverte mais constitué de montées et de descentes à partir de là et ce jusqu'à Saintes... Cette étape, quelque peu fatiguante, n'est pas monotone car il y a beaucoup à découvrir tout au long du chemin ... L'arrivée, forcément tardive à Saintes, ne permettra peut être pas de visiter la ville comme il serait souhaitable de le faire ... Le plus sage serait de la découvrir le lendemain matin d'autant que l'étape du jour sera relativement courte en comparaison de celle d'aujourd'hui ...

Curiosités :

A Fenioux, au XIIe siècle, le feu brillait au sommet de la lanterne des morts . Cette lumière, symbole de la vie éternelle était allumée en l'honneur des défunts. A l'intérieur de la tour, constituée de onze colonnes, un escalier donne accès au fanal. On retrouve des reproductions de ces lanternes des morts sur certaines façades d'églises romanes saintongeaises.

L'église de Fenioux a été commencée à l'époque carolingienne. La nef a été remaniée et voûtée au XIIe siècle. Sur la façade des faisceaux de colonnes encadrent un immense portail illustrant le " Sermon saintongeais ".

Le Douhet possède un château, autrefois résidence des évêques de Saintes. Construit au début du XVIIIe siècle, les architectes ont sans doute été influencés par les nombreuses fortifications édifiées dans la région à cette époque. Il faut découvrir les jardins : de la terrasse dominant les pièces d'eau, on a une belle perspective sur le parc de plus de vingt hectares. Les deux bassins sont toujours alimentés par l'aqueduc gallo-romain qui fournissait également Saintes en eau potable. Il faudrait voir aussi l'église Saint-Martial datant des XIe et XIIe siècles. Le portail, encadré de deux portes aveugles, donne à la façade un petit air d'arc de triomphe. Sur les voussures, on distingue l'agneau pascal entre quatre anges, et les douze apôtres avec un Christ en majesté. Les modillons sont remarquables et les chapiteaux très ouvragés mais il nous manque quelques clés pour interpréter des scènes énigmatiques et notamment ce que symbolise cet homme tenant la mâchoire d'un lion ou cet autre menaçant un couple avec un bâton ...

A Fontcouverte on ne pourra éviter l'église Saint-Vivien du XIIe et XIVe siècle avec son portail sculpté : sur ses cinq voussures, une seule est ornée de feuillages et de triangles. A proximité de l'édifice se trouvent les vestiges aériens de l'aqueduc.

A Saintes, l'Abbaye aux Dames est le premier couvent de femmes de Saintonge. Il fut fondé en 1047. La façade de l'église abbatiale est la plus grande et l'une des plus ornées de Saintonge. le portail est sculpté sur le thème du " Sermon saintongeais ". un clocher en pomme de pin domine l'édifice. Il ne reste que quelques vestiges du cloître mais les bâtiments conventuels, magnifiquement restaurés, abritent aujourd'hui un centre culturel.

Le prieuré de Saint-Eutrope est conçu pour être une grande église de pèlerinage. Construit sur trois niveaux, il comprend une vaste crypte avec un large déambulatoire et des chapelles rayonnantes destinées aux pèlerins. Au dessus, un chœur de même dimension était réservé aux moines. Une bonne partie de l'édifice a disparu, à l'emplacement de la nef se trouve désormais la place Saint Eutrope mais, quand on découvre la perfection des chapiteaux de l'église basse et du cœur, on ne peut que regretter tous ceux qui ont été détruits inconsidérément en 1803 par le préfet de l'époque ...

Office du tourisme de l'étape : 05 46 74 23 82

  

Arc de Germanicus à Saintes

Saintes - Pons

Parcours :

Cette étape de 22,3 km demandera 5 h 40 de marche. La N137 relie Saintes à Pons d'une manière très rectiligne. Le chemin emprunté ne sera guère beaucoup plus long mais il sera plus agréable en parcourant des chemins blancs qui traverseront les communes de Préguillac situé à 9,5 km de votre point de départ et Boissouchaud quelques 5,2 km avant notre arrivée à Pons.

Dénivelé :

Chemin sans grande difficulté mais nous vous conseillons de partir tôt en saison de grand soleil car le parcours à emprunter est dénudé et les zones d'ombre sont rares....

Curiosités :

Pas de sites bien marquants sur cette étape si ce n'est des ruines romaines qui renvoient au martyr de Saint Eutrope avant d'atteindre Les Arènes 1 h 30 après avoir quitté Saintes. Cela vous permettra de ne pas trop traîner en route et d'atteindre Pons relativement tôt ce qui permettra de bien découvrir cette localité qui offre à la vue des édifices intéressants. Ce sera notamment son donjon qui domine la ville et qui est un bel exemple d'art militaire roman. Il date de la fin du XIIe siècle et fut construit par le chevalier Geoffroy III, seigneur de Pons. C'est tout ce qui reste de l'ancien château qui occupait autrefois la place et le jardin public. A l'extrémité de ce jardin, on découvre l'ancienne chapelle Saint-Gilles protégée par des murailles. Le porche est l'ancienne entrée du château. Les chapiteaux sont magnifiques : feuillages, oiseaux, sirènes et personnages ornent la pierre. Certains personnages ont des attitudes énigmatiques comme celui qui semble écouter (la voix de Dieu?) les mains sur les tempes.

L'église Saint-Vivien est devenue paroissiale durant le XIIe siècle après avoir été une simple chapelle, les pèlerins venaient y prier avant de se reposer à l'Hôpital-Neuf ... La belle façade romane a malheureusement été martelée pendant la Révolution et nombreux chapiteaux sont mutilés. Vous admirerez encore la voûte de l'Hôpital-Neuf, construit hors de l'enceinte fortifiée. Un long passage couvert, utilisé par le Chemin, unissait l'ancienne église Saint-Martin (aujourd'hui en ruine) et une vaste salle d'hébergement destinée " aux pauvres de Jésus-Christ " et " aux pèlerins allant et venant ". Sous la voûte (admirez la belle croisée d'ogives) se trouvent des banquettes de pierre pour que des pèlerins de passage puissent s'y reposer ainsi que des guichets par lesquels on leur distribuait de la nourriture. Il était aussi possible de fermer les deux extrémités de la voûte pour empêcher toute circulation et permettre aux pèlerins de s'abriter en toute sécurité pendant la nuit. Nous vous recommandons de le visiter afin, notamment de découvrir un jardin où sont cultivées plus de quatre-vingt plantes médicinales, autrefois utilisées pour soigner les malades.

Office du tourisme de l'étape : 05 46 96 13 31

  

Un rond-point significatif à Pons ...

Pons - Mirambeau

Parcours :

Cette étape est longue, 29,8 km à parcourir. Comme l'étape précédente, la N137 la relie, en ligne droite au départ et à l'arrivée. Cette nationale est d'ailleurs l'ancienne voie romaine que suivaient les pèlerins médiévaux. Il est quand même mieux de cheminer plus au calme sur de paisibles chemins, c'est l'option prise pour rallier Mirambeau. Nous passerons successivement à Belluire, Plassac, Saint-Genis-de-Saintonge, Nieul-le-Virouil, avant d'achever votre pérégrination de ce jour...

Dénivelé :

Toujours très peu de dénivelé pour cette étape dont le paysage ressemble beaucoup à la précédente ...

Curiosités :

A Belluire vous pourrez admirer, sur votre gauche une belle église romane. Votre chemin vous fera côtoyer sur votre droite l'ancienne Abbaye bénédictine de la Tenaille fondée vers 1125. Les bâtiments de l'ancien monastère sont aujourd'hui occupés par une exploitation agricole. L'abbaye se trouve incluse dans le domaine d'un château plus récent du XVIIIe dont la façade est de pur style Louis XVI avec ses balustres et son décor de guirlandes. L'église abbatiale a perdu une partie de sa nef. La façade romane, en pierres du pays, sobrement décorée, est d'une rare élégance.

A Nieul-le-Virouil l'église Saint-Séverin se distingue surtout par son superbe clocher couvert d'écailles de pierre. C'est un sanctuaire gothique à chevet plat, mais le dessin de la façade montre que des réminiscences romanes ont perduré bien au-delà du XIIe siècle. En arrivant à Mirambeau son église de L'Assomption est le triomphe du néo-gothique, néanmoins elle abrite la cuve baptismale de la chapelle des Récollets qui existait antérieurement. Le village a aussi conservé quelques maisons anciennes et un château gothique qui constituait l'une des places fortes des seigneurs de Pons. Il a été largement remanié au XIXe siècle mais a gardé son beau parc de six hectares.

Office du tourisme de l'étape : 05 46 49 62 85

  

Paysage champêtre à Mirabeau

Mirambeau - Saint-Aubin-de-Blaye

Parcours :

Cette étape proposée est courte puisqu'elle ne fait que 17 km pour 4 h 15 de marche estimée. Elle permettra ainsi le repos du corps peut être éprouvé par l'étape assez longue de la veille. Le chemin passe par Petit-Niort, Marboeuf, Pleine-Selve Saint-Palais et Les Babinots avant de rallier Saint-Aubin. A noter que durant cette étape nous quittons la province de Saintonge pour entrer dans celle de la Guyenne...

Dénivelé :

Pas de souci, le chemin est plat ...

Curiosités :

A Petit-Niort, l'église Saint-Médard est très massive, elle a conservé une partie préromane. Son portail en plein cintre est sobrement orné : cinq voussures et un cordon double constituent la seule fantaisie de la façade. Une croix hosannière vous indique que vous quittez la Saintonge et que vous entrez en Bordelais (il y avait à l'origine quatre statues parmi lesquelles un Saint-Jacques qui a été remplacé à l'époque gothique par un Saint-Roch en habit de pèlerin).

A Pleine-Selve les prémontrés avait bâti une abbaye détruite par les guerres successives et la Révolution. Il ne reste pratiquement rien de cet important monastère hormis un petit morceau de voûte accolé à l'église. Sur le mur droit de l'église, une colonne est ornée d'un chapiteau avec deux coquilles.

A Saint-Palais vous pourrez voir sur son église des modillons irrévérencieux ornant l'extérieur de l'édifice avec des postures provocantes ce qui compensera peut être votre curiosité déçue de ne pas pouvoir entrer à l'intérieur ...

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie 05 57 32 62 03

  

Église Saint-Ciers de Saint-Aubin-de-Blaye

Saint-Aubin-de-Blaye - Blaye

Parcours :

Deux possibilités s'offrent à vous dans le cadre de cette étape : un parcours de 20 km pour 5 h 20 de cheminement ou 22,9 km pour une demi-heure de plus. En effet à partir d'Etauliers, vous pourrez choisir la voie jacquaire balisée au prix d'un léger détour ou vous contenter de suivre l'ancien tracé d'une voie ferrée. Nous proposons la voie jacquaire qui passe par Cartelègue vous permettant de découvrir des tombes de pèlerins dans le cimetière jouxtant l'église. Les deux parcours se rejoignent à Saint-Seurin-de-Cursac, il vous restera alors 8,7 km pour atteindre Blaye.

Dénivelé :

Parcours plat

Curiosités :

Hormis les tombes de pèlerins à découvrir si vous avez opté pour le chemin passant à Cartelègue, vous n'aurez pas de fait significatif à découvrir sur ce parcours. Vous rejoindrez donc Blaye sans trop traîner pour découvrir sa citadelle construite par Vauban et les restes du château des comtes Rudel matérialisés par deux tours. Ce château avait été bâti en 1140 et englobé ensuite dans la Citadelle.

Office du tourisme de l'étape : 05 57 42 12 09

  

Bordeaux : Le vieux pont de pierre et la flèche de la cathédrale Saint-Michel la nuit

A partir de Blaye

Parcours :

vous pouvez opter pour deux parcours soit un cheminement proposé jusqu'à Blanquefort soit un autre jusqu'à Saint-André-de-Cubzac.

Les deux parcours sont précisés ci-après. Il faut simplement savoir que si vous optez pour le parcours Blaye-Blanquefort-Bordeaux-Gradignan vous aurez parcouru 76,4 km.

Si vous optez pour le parcours Blaye-Saint-André-de-Cubzac-Bordeaux-Gradignan vous aurez parcouru 93,4km soit 17 km de plus.

Dénivelé :

Parcours plat quel que soit votre choix ...

Curiosités :

Les curiosités des deux parcours sont mises en exergue dans chacune des étapes proposées.

  

Vue sur Blaye

Blaye  - Blanquefort

Parcours :

Étape de 28 km demandant 7 h de marche passant à Port de Lamarque, Tayac, les Eycards, Arsac, le Pian-Médoc avant d'atteindre Blanquefort.

Ou Blaye - Saint-André-de-Cubzac : si vous optez pour ce parcours, veuillez consulter l'étape proposée plus avant

Dénivelé :

Étape tout à fait plate ...

Curiosités :

Au départ de Blaye vous emprunterez le bac pour traverser l'estuaire de la Gironde et atteindre le Port de Larmarque à partir duquel vous cheminerez à travers le Médoc par de petites routes vous faisant côtoyer le prestigieux vignoble et ses châteaux répartis sur des propriétés fort chères. Les traces laissées par le pèlerinage d'antan sont rares. Vous remarquerez le château-fort de Lamarque qui conserve une tour du XIIe siècle. Vous apercevrez l'imposant château de Margaux construit au XIXe siècle dans un style néo-classique sur l'emplacement d'une forteresse médiévale.

Blanquefort possédait un château commencé au XIIIe siècle et qui eut une importance stratégique durant les guerres de religion de par sa proximité avec Bordeaux. Il fut abandonné au XVIIe siècle. Il reste les ruines de l'imposant donjon flanqué de six tours de ronde. Au XVe siècle, l'enceinte fut reconstruite avec un ajout de deux grosses tours à canons afin de contrôler l'accès.

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie 05 56 95 50 95

  

Ruines de la forteresse médiévale de Blanquefort (XIe siècle)

Blanquefort - Bordeaux - Gradignan

Parcours :

Étape de 21,9 km demandant 5 h 45 de marche et certainement beaucoup plus si on veut découvrir Bordeaux après avoir parcouru 12,3 km (centre) après Blanquefort. La capitale de l'Aquitaine recèle en son sein de superbes monuments même si la reconstruction du XVIIIe siècle a laissé peu de place au passé médiéval que nous chérissons. Selon le temps passé à la découverte de cette belle cité vous dédiderez s'il vous faut dormir sur place ou rejoindre Gradignan et le prieuré de Cayac qui fut un accueil pèlerin perpétué aujourd'hui. Il faut savoir que la distance entre Bordeaux et Gradignan est de près de 10 km ce qui nécessite 2 h 30 de marche ... Bordeaux recèle de superbes monuments, aussi préconisons-nous un hébergement sur place, voir de rester une journée complète pour visiter cette très belle ville ...

Dénivelé :

Parcours urbain sans dénivelé

Curiosités :

La basilique Saint-Seurin est une des plus anciennes églises de Bordeaux. Elle est bâtie sur une crypte du XIe siècle qui renferme deux sarcophages mérovingiens et le tombeau de saint Fort. Une crypte encore plus ancienne a été découverte sur la place à droite de l'église, elle abrite une nécropole paléochrétienne avec de très beaux sarcophages. Voir aussi le beau porche du XIe siècle orné de chapiteaux historiés. Sur le portail sud (du XIIIe siècle) vous découvrirez une statue de Saint-Jacques le Majeur parmi les douze apôtres.

La cathédrale Saint-André fut fondée en 1390 pour accueillir les pèlerins. De l'église originelle datant du XIe siècle ne subsiste que le mur occidental. Du XIIIe au XVe siècle l'édifice sera entièrement reconstruit. Côté nord, le portail royal est décoré du Jugement Dernier et des apôtres. Sous la seconde voussure vous découvrirez une statue de Saint-Jacques avec une coquille sur le sac. Dans la chapelle Sainte-Anne des peintures murales des XIVe et XVe siècles montrent un Saint-Jacques. Le large déambulatoire et ses sept chapelles successives rappellent la haute époque du pèlerinage. Cette cathédrale a aussi l'originalité de posséder un clocher isolé (appelé Tour Pey-Berland) construit au XVe siècle. C'est au XIXe siècle que fut installée a son sommet une statue de Notre-Dame-d'Aquitaine, en métal doré, Vierge monumentale comme on en trouve souvent le long du Chemin.

L'église Sainte-Eulalie est une église gothique possédant une porte dite de Saint Jacques qui date du XVe siècle et par laquelle passaient de nombreux pèlerins.

Vous verrez avec intérêt la Croix Saint-Genès qui, placée à la limite de la ville, jouxtait une chapelle dédiée à saint Genès. Restaurée au XVIe siècle puis début XXe, elle est toujours au bout de la rue Saint Genès : on y voit un petit pèlerin en robe portant besace et bourdon.

La basilique Saint-Michel sera aussi l'objet de soins attentifs. Commencée au XIVe siècle, elle ne fut achevée que deux cents ans plus tard. De style gothique flamboyant, elle aussi a la flèche de son clocher séparé de l'édifice. Avec 114 m de haut, elle est le plus haut monument du Sud Ouest. Elle a gardé de nombreuses marques du pèlerinage comme son portail nord orné de coquilles. La plupart de ses chapelles ont été créées par des corporations ayant leur siège dans l'église. Ainsi, au XIVe siècle, la confrérie de Bordeaux avant sa chapelle Saint-Jacques et ses membres avaient le privilège d'y être enterrés. Dans cette chapelle vous pourrez admirer un tableau (école espagnole) du XVIIe siècle représentant l'apothéose de saint Jacques, une pierre tombale de pèlerin ainsi que divers ornements jacquaires (bourdons et coquilles). La statue de Saint-Jacques, en bois polychrome du XVe siècle qui se trouvait là a rejoint le musée d'Aquitaine.

Office du tourisme de l'étape : 05 56 00 66 00

  

La citadelle de Blaye dominant l'estuaire de la Gironde

Blaye - Saint-André-de-Cubzac

Parcours :

Etape proposée de 31,9 km demandant 8 heures de marche dont le parcours vous fait passer par Roque-de-Thau après 1 h 30 de pérégrination (5,9 km), vous atteignez Bayon-sur-Gironde 5,5 km plus loin et 2 h 50 après votre départ. Bourg se présentera ensuite à vous quand vous aurons effectué 4,4 km de plus ce qui portera votre parcours à 15,8 km, vous aurez alors marché pendant 15,8 km et durant 4 h. Vous serez alors pratiquement à mi-parcours ... A partir de là, vous cheminerez vers Saint-Laurent-d'Arce localisé 9,5 km après, chemin parcouru normalement en 2 h 20. Il vous restera alors 6,6 km de pérégrination pour atteindre la destination de l'étape : Saint-André-de-Cubzac.

Dénivelé :

C'est plat ...

Curiosités :

A Bayon-sur-Gironde nous découvrirons l'ancienne église prieurale Notre-Dame qui est une des plus belles de la région et date du XIIe siècle. Son clocher surmonté d'une vierge qui guide les pèlerins, s’aperçoit de loin.

La localité de Bourg-sur-Gironde ou bourg sur Dordogne se situe à deux niveaux : au bord du fleuve, la ville basse avec le quartier du port (beau lavoir du XIXe) et sur la falaise la ville haute et ses remparts. Il reste trois portes des anciennes fortifications détruites au XIXe siècle, la plus spectaculaire étant la Porte Batailleye, en partie taillée directement dans le rocher. Sa belle voûte gothique sépare les deux parties de la ville.

Le petit port d’où partaient les gabarres chargées de sel, de vin ou de pierres est aujourd'hui déserté. Seule la Vierge des marins a gardé le souvenir des pèlerins qui embarquaient pour aller prier à la chapelle Saint-Jacques-d'Ambès.

Dans la ville, les monuments qui témoignaient du passage des jacquets ont disparu à la Révolution. L'église du bourg a été reconstruite au XIXe siècle pour remplacer l'église du couvent trop vétuste. Pour cela il a fallu démolir l'ancien réfectoire du couvent. Rue du Château-Vieux, il subsiste des vestiges du couvent (début XVIIe siècle). Louis XIV et ses ministres y logèrent durant la Fronde dans l'attente de la capitulation de Bordeaux.

Dans la ville haute fut construit au Moyen Age un château fort, citadelle imprenable dans une ville, elle-même fortifiée. Détruit au début du XVIIe sur ordre de Louis XIV, il fut reconstruit au XVIIIe siècle et devint la résidence d'été des archevêques de Bordeaux.

L'église Saint-André-du-Nom-de-Dieu fut construite au Moyen Age. elle faisait partie d'un prieuré fondé par les bénédictins au XIIe siècle et dépendait de l'abbaye de la Sauve-Majeure. L'édifice fut souvent remanié. A l'époque romane, on a construit la longue nef couverte d'une charpente en bois, le clocher (qui n'avait alors que trois étages) et le chevet polygonal. Au XIIIe siècle, pour voûter la nef, on l'a partagée en deux avec des piliers et on a construit des contreforts extérieurs. Au XVIe siècle, le clocher roman est surélevé d'un étage et à l'époque des guerres de religion, l'église est fortifiée. Sur les contreforts d'angles sont installées des échauguettes, l'abside étant garnie de créneaux.

L'ancien cloître des Cordeliers, construit en 1626, sur les ordres de l'archevêque de Bordeaux, a été restauré et abrite la bibliothèque. A côté, on distingue les fondations de la chapelle Saint-Etienne qui existait au XIIe siècle.

Près de Saint-André-de-Cubzac, à Montalon, une stèle indique le passage de 45° latitude nord : nous sommes à égale distance (10 000 km) entre le pôle Nord et l'équateur ... et seulement à 1060 km de Compostelle !

Office du tourisme de l'étape : 05 57 43 64 80

  

Église Saint-André-de-Cubzac

Saint-André-de-Cubzac - Bordeaux - Gradignan

Parcours :

Longue étape proposée de 35 km nécessitant 9 h 00 de marche. Longue étape parcourue le plus souvent au milieu du bruit et de la circulation. L'option de pérégrination sur la rive gauche est préférée avec la traversée du Médoc. Côté décors il n'y a rien d’extraordinaire ... heureusement la découverte de Bordeaux et sa belle unité architecturale depuis la rive droite de la Garonne compensera la monotonie ambiante ... Si vous disposez de temps, la sagesse voudrait que vous puissiez passer quelques heures (voire une journée) au sein de la Capitale d'Aquitaine ce qui vous amènerait à y passer peut être la nuit au lieu de rallier de suite Gradignan, désigné à priori, but de l'étape ... A vous de décider !!!

Étape à parcourir si vous avez opté précédemment pour le parcours Blaye/Saint-André-de-Cubzac

Dénivelé :

Plat

Curiosités :

Pas de faits marquants et de curiosités à découvrir sur ce parcours si ce n'est la visite de la capitale d'Aquitaine ... pardon ! ... de la Guyenne.

Office du tourisme de l'étape : 05 56 00 66 00

  

Le prieuré de Cayac et son pèlerin à Gradignan

Gradignan - Le Barp

Parcours :

Étape de 26,5 km nécessitant 6 h 40 de marche. Le chemin passe devant le château de Léognan après 1 h 45 de pérégrination (7,1 km) avant d'atteindre Peyon 5,5 km plus loin.

Dénivelé :

Plat

Curiosités :

C'est une traversée du désert qui vous attend aujourd'hui ce qui vous permettra peut être de rêver, de méditer ou de vous ennuyer selon votre état d'esprit ...

Lors de votre arrivée à Le Barp vous ne penserez sûrement qu'à repartir bien vite ... à moins que vous ayez de la famille à retrouver !

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie 05 57 71 90 90

  

L'église de Barp

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Le Barp - Le Muret

Parcours :

Étape proposée de 27 km qui vous demandera 6 h 45 de temps de marche et effectuée sur une succession de pistes forestières. A mi-chemin vous pourrez faire une pause à Beliet atteint après 3 h 20 de marche (13,8 km) sans avoir eu l'occasion de revenir à un lieu habité. Ce sera ensuite Mons qui se découvrira 5,8 km plus loin et 1 h 30 de marche supplémentaire. Vous ne serez plus alors qu'à 7,4 km de la fin de votre étape programmée à Le Muret.

Dénivelé :

Plat ... plat ... plat !

Curiosités :

Il serait dommage de ne pas faire un léger détour lorsque l'on arrive à Beliet pour découvrir, au milieu des bois, l'église du Vieux Lugo bâtie sur la rive gauche de la Leyre. Elle était autrefois au centre d'un ancien village abandonné au IXe siècle. Elle devait communiquer avec le prieuré de Mons que vous allez atteindre plus en amont. Ces deux édifices sont très proches dans leur construction : clocher-porche, contreforts plats, nefs semblables aussi hautes que larges recouvertes d'une simple charpente. A vieux Lugo vous verrez un ensemble de peintures relatif au pèlerinage et des scènes symboliques telles que " l'accueil du pèlerin " ou " le don du verre d'eau " qui illustrent l’œuvre de miséricorde envers les pèlerins de Compostelle. Ces peintures dateraient de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle. Le prieuré Saint-Pierre de Mons était, quant à lui, une halte très fréquentée par les pèlerins venus prier saint Clair et se recueillir sur les tombes des compagnons de Charlemagne enterrés près de là. A l'intérieur de l'édifice (souvent fermé), un chapiteau roman évoque les cinq chevaliers victimes de l'embuscade. Aujourd'hui l'église restaurée a gardé tout son charme : la fontaine Saint-Clair est toujours là, la belle croix des pèlerins veille sur les tombes ; c'est un lieu qui invite au repos.

A Le Muret, au milieu de l'airial planté de chênes centenaires, se situe la très belle petite chapelle Saint-Roch qui a vu passé tant de pèlerins depuis le XIIe siècle. Avec son porche bien abrité et son petit clocher-mur portant un campanile, elle est typique des constructions de la région. Si l'église est ouverte vous pourrez admirer une statue de Saint-Roch en pèlerin et des boiseries sculptées qui évoquent le pèlerinage de Compostelle. A côté de l'édifice se trouve la fontaine Saint-Eutrope qui guérissait les estropiés.

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie 05 58 09 61 18

  

La chapelle Saint-Roch du Muret

Le Muret - Labouheyre

Parcours :

Étape proposée de 30 km pour 7 h 30 de pérégrination qui vous mène successivement à Castelnau une heure de marche après votre départ (4,5 km) puis à Pissos 1 h 30 après : vous avez alors marché durant 14 km ... Escoursolles se découvrira 4,4 km après : vous aurez marché alors pendant 4 h 30. Il vous faudra 3 h de plus et marcher encore sur 11,6 km pour arriver à Labouheyre.

Dénivelé :

Plat ... plat ... plat ... toujours plat !!!

Curiosités :

A moins que vous envisagiez de ne pas suivre le cheminement proposé et qui a été déterminé par des difficultés de balisage aux abords de Moustey et de Pissos vous n'aurez  que la découverte de l'église Saint-Jacques à Labouheyre à vous mettre sous la dent. Cet édifice, à nef romane, a été remanié au XVe siècle. A l'intérieur de cette église, les murs en garluche et les voûtes en brique forment une belle harmonie. L'influence du pèlerinage est évidente avec un vaste porche jacquaire et un portail orné d'une étonnante torsade de coquilles et de fleur de lys.

Si vous décidez de passer par Moustey vous découvrirez deux églises proches l'une de l'autre ce qui peut surprendre dans un si petit village : la plus grande, la paroissiale, est dédiée à saint Martin. Elle date du XVe siècle et sa belle porte en bois sculpté du XVIIe siècle, elle conserve des reliques de saint Yves ; à proximité se trouve une fontaine dédiée à ce saint. L'église Notre-Dame, désaffectée et transformée en musée est l'ancienne chapelle d'un hôpital de pèlerins.

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie 05 58 04 45 00

  

L'église Saint-Jacques de Labouheyre

Labouheyre - Onesse

Parcours :

Étape de 25,7 km demandant 6 h 20 de marche avec un cheminement essentiellement forestier. Après votre départ de Labouheyre vous arrivez très vite à Cantaure en 1 h (4,3 km). Vous atteindrez Escource 2 h 15 après, vous aurez alors parcouru 13,6 km ... Vous marcherez alors 3 h de plus pour atteindre la fin de l'étape et les 12,1 km qui sépare Escource, d'Onesse.

Dénivelé :

Plat ... encore plat ... cela est désormais une habitude !!!

Curiosités :

Six sources ont été recensées sur la commune d'Escource dont une dédiées à saint Antoine de las Traverses, patron d'un ancien hôpital de pèlerins aujourd'hui disparu. L'église moderne a un clocher carré formant à sa base un très grand porche qui peut abriter les pèlerins d'aujourd'hui.

Onesse et Laharie sont deux villages distants de cinq kilomètres, réunis depuis 1833. L'église de Laharie est moderne, seule la tourelle d'escalier date du XVe siècle.

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie 05 58 07 30 10

  

L'église d'Onesse et Laharie

Onesse - Taller

(Si votre but est de vous diriger vers Saint-Jean-Pied-de-Port)
Parcours :

Étape de 25,2 km que vous parcourez en 6 h 15 si, toutefois, vous suivez cette proposition. Ce cheminement propose les pistes landaises et vous fait passer par Lespéron, atteint au bout de 3 h de marche (12,2 km) puis vous arrivez à Huroun 2 h 10 après (20,7 km) avant de rejoindre Taller, 1 h 05 plus tard.

Dénivelé :

Plat ... cela vous étonne ?

Curiosités :

L'église de Lespéron est un édifice massif doté d'un robuste clocher aménagé en tour-donjon avec meurtrières et mâchicoulis. de puissants contreforts complètent l'ouvrage ainsi que le portail autrefois protégé par des créneaux.

L'église de Taller date du XIIIe siècle, elle fut fortifiée pour défendre la population des envahisseurs, en témoignage son clocher-tour à meurtrières. C'est ici en effet que s'est déroulée la fameuse bataille de Talleyras au cours de laquelle Guillaume Sanche, duc de Gascogne, a tenu en échec les troupes de " pirates " normands installés sur le site de Bayonne. Ils remontaient l' Adour avec leurs vaisseaux et semaient la terreur sur leur passage. La paix revenue, le frère de Guillaume fonda à Taller un hôpital qui accueillait les pèlerins.

Office du tourisme de l'étape : V. Mairie O5 58 89 41 05

  

L'église de Taller

Taller - Dax

Parcours :

L' étape proposée parcourt une distance de 23,4 km pour 5 h 50 de pérégrination. Il s'agit là de la dernière étape en forêt landaise ... L'habitat réapparaît plus intense et, avec lui, la civilisation revient en force ... Après 2 h 20 de marche, au départ de Taller, vous arrivez à Gourbera, vous aurez alors effectué 9,4 km ... 10 km plus loin, vous serez à Saint-Paul-les-Dax, il ne restera alors que 3,9 km pour atteindre Dax, votre point de chute.

Dénivelé :

Pourquoi voudriez-vous que ça monte ?

Curiosités :

Une halte agréable s'impose à Saint-Paul-les-Dax autrefois quartier de Dax et aujourd'hui commune à part entière ... Son église Saint-Paul localisée sur une place ombragée vous séduira avant d'entrer dans Dax. Relativement récente, elle date du XIXe siècle mais son chevet est remarquable. De superbes sculptures romanes ornent l'extérieur de l'abside. Vingt et un chapiteaux décorés de sirènes, d'oiseaux ou d'acrobates s'accompagnent de onze panneaux de marbre blanc particulièrement conservés. Les scènes sculptées illustrent la passion du Christ et l'Apocalypse avec un magnifique tableau de bêtes fantastiques.

Arrivés à Dax, célèbre cité reconnue pour ses eaux thermales depuis l'antiquité, vous découvrirez sa cathédrale Sainte-Marie et, devant elle, la statue d'un légionnaire avec son chien bondissant qui traduit la légende selon laquelle furent découverte les vertus thérapeutiques des eaux de Dax. La cathédrale elle-même est un sévère édifice bâti dans un style gréco-romain du XVIIe siècle qui nécessita soixante- quinze ans pour le construire, néanmoins l'intérieur cache un véritable trésor. Vous y découvrirez un superbe portail des Apôtres réemployé dans le transept gauche et qui provient d'une ancienne cathédrale gothique construite avant notre présent édifice. Sur ce transept on peut voir le Christ entouré des douze apôtres, vous reconnaîtrez facilement Jacques à sa gauche (donc à votre droite) avec son sac orné de coquilles.

Après la visite de la cathédrale et, à proximité, voyez la célèbre fontaine d'eau chaude où l'eau sort à 64° dans un vaste bassin entouré d'arcades. Vous ne manquerez pas non plus la visite de l'église Saint- Vincent-de-Xaintes qui date du XIXe siècle, dédié à saint Vincent vénéré par les pèlerins, évangélisateur et premier évêque de la ville. Un superbe Chrisme du Xe siècle a été scellé au dessus de la porte d'entrée et la belle mosaïque du IIIe siècle a été placée dans le chœur. Un gisant du XIIIe siècle qui porte une crosse d'évêque a été conservé. De nombreux vestiges d'un ancien édifice ont en effet été réemployés lors de la reconstruction de cette église.

Office du tourisme de l'étape : 05 58 56 86 86

  

Dax : La fontaine chaude

Dax - Peyrehorade - Sorde-l'Abbaye

Parcours :

Parcours proposé de 25,7 km dont vous atteindrez le but après 6 h 30 de marche qui passe à Saint-Pandelon après 1 h 10 de marche (4,6 km) puis à Cagnotte 9,5 km plus loin et 2 h 20 de pérégrination supplémentaire. Au bout de 5 h vous atteindrez Peyrehorade : vous aurez alors effectué 20,2 km et il vous restera 1 h 30 pour parcourir les 5,5 km avant d'atteindre Sorde-l'Abbaye.

Vous pouvez aussi souhaiter découvrir le centre de Peyrehorade et dévier quelque peu votre parcours, en ce cas vous ajouterez 0,8 km à votre cheminement.

Dénivelé :

Nous ne sommes plus en forêt landaise, vous allez vous en rendre compte car le parcours se surprend à monter et à descendre, à tourner et à virer sans que pour autant le dénivelé soit bien méchant ...

Curiosités :

A Saint-Pandelon vous pourrez voir un château que fit construire l'évêque de Dax au début du XIVe siècle. Vous pourrez y admirer le magnifique papier peint d'origine datant du XVIIIe siècle. Les propriétaires actuels ont installé un atelier qui reproduit ces tapisseries afin de restaurer les demeures de la même époque.

L'ensemble abbatial  Saint-Jean à Sorde a été très remanié au XVIIe siècle, il se situe sur l'emplacement d'une ancienne villa gallo-romaine que les bénédictins fondèrent au XIIe siècle. L'église est à l'image des constructions bénédictines, rationnelle avec un vaste chœur permettant d'accueillir les nombreux pèlerins.  Derrière le maître-autel ne manquez pas les très belles mosaïques de fin XIe et début XIIe qui pavent le chœur. Les bâtiments conventuels sont en ruines mais les vestiges de la façade, avec ses dix-neuf ouvertures, restent impressionnants.

Cagnotte veut dire " petite chienne " en patois. Elle a donné son nom à l'abbaye N-D-de-Cagnotte. En symbole de fidélité on peut la voir dans l'église, au pied de la vierge en bois. Cette abbatiale présente une façade d'une étonnante symétrie et un chevet plat caractéristique. Il reste à l'intérieur divers tombeaux : caveaux et sarcophages, l'un en marbre (du VIe siècle) et un autre plus ancien encore, en bois. Vous pourrez voir encore l'original " puits funéraire " servant de pourrissoir : on a retrouvé les restes de dix corps différents ... Le cadavre, cousu dans du cuir, était exposé sur des grilles dans un puits arrosé par l'eau de pluie. Les os tombaient sur des grilles plus fines posées en dessous et un lit de chaux était censé empêcher les mauvaises odeurs ...

Peyrehorade possède deux châteaux : celui d'Aspremont (du XIIIe siècle) dont il ne reste qu'un donjon et celui de Montréal qui est devenu l'hôtel de ville. Construite au XVIe siècle au bord de l'eau la forteresse aux quatre grosses tours occupait autrefois un angle de l'enceinte fortifiée qui entourait la ville. Enfin l'église Saint-Martin, bâtie dans un style néo-gothique, date du XIXe siècle.

 

Office du tourisme de l'étape : Peyrehorade 05 58 73 00 52

  

Abbaye Saint-Jean de Sorde-l'Abbaye

Sorde-l'Abbaye - Garris

Parcours :

Étape proposée de 30,4 km pour 7 h 45 de marche ; étape longue liée à un manque d'hébergement dans les villages traversés. Après 1 h 40 de pérégrination vous arrivez à Saint-Pé de Léren (6,6 km). La D936 vous barre le chemin et vous oblige à l'emprunter sur votre gauche durant 500 m : vous avez alors marché durant 3 h et parcouru 11,8 km. Cinquante minutes plus tard, vous arrivez à Arancou (+ 3,5 km). En 5 h 25 vous découvrez Biscay, 21,7 km parcourus depuis votre départ ... Garris n'est plus alors qu'à 8,7 km !!!

A noter qu'entre Bergouey et Villenave-sur-Bidouze, peu de temps avant d'atteindre Biscay, vous franchissez un pont sur la Bidouze (autrefois péage) qui vous fait passer du Béarn au Pays Basque. Ces deux localités sont aujourd'hui réunies.

Dénivelé :

Sans difficultés particulières ...

Curiosités :

A Saint-Pé-de-Leren, notre chemin passe devant une belle maison de maître à tour carrée, cachée derrière d'énormes platanes : c'est le château ... L'église de ce village est toute simple avec une nef unique, elle est construite au bout du village au bord du gave.

A Ordios les vaches dorment dans la chapelle romane, on pourra néanmoins voir le portail et un pan de mur de la chapelle.

L'église Notre-Dame d'Arancou date du XIIIe siècle, elle est construite avec de belles pierres dorées. Sur le côté de l'édifice vous remarquerez une curieuse tour à cinq pans que vous retrouverez à l'identique un peu plus loin. Le grand porche en bois abrite une étonnante croix discoïdale avec un personnage sculpté (le Christ ?) de façon naïve. Sa tête très grosse et ses mains disproportionnées font penser à certains dessins d'enfants. a l'entrée du village, un petit chemin très étroit mène à une fontaine et à un beau lavoir en pierre. Le mur écroulé et le vieux portail rouillé donnent à l'endroit beaucoup de charme.

A Bergouey, existait un prieuré-hôpital dont on retrouve la trace dans le nom d'une demeure située juste au-dessus de l'église (maison Espitau). Cette église Saint-Jacques est la sœur jumelle de celle d'Arancou : même tour polygonale sur le côté et plan identique. Le portail à quatre voussures abrite un tympan très original, cinq têtes sculptées sont accompagnées d'une lune et d'une rosace (symbole solaire). Ces symboles : le soleil, lumière des vivants et la lune, lumière des morts, sont fréquents dans l'art basque. D'autres têtes de personnages sont visibles sur la clé pendante ornant le centre du portail.

A Biscay l'église rappelle celle de Léren. Sous le porche on découvre la tombe d'un prêtre datant de 1845 avec une belle croix en pierre sculptée. Sur un des côtés de l'édifice, des croix discoïdales du XVIIe ont été sauvegardées. Un peu plus loin sur notre chemin, on aperçoit une minuscule chapelle au milieu d'un champ : c'est la chapelle Saint-Sauveur, témoignage modeste et émouvant du pèlerinage.

En arrivant sur Garris on verra, de suite, à l'entrée du village, la colonne dite " Pérégrina " qui accueille les pèlerins à proximité de la maison du même nom. De splendides maisons aux façades à chevrons bordent la rue. La maison Chantoenia a deux têtes jumelles qui viennent d'anciens corbeaux de cheminée. La maison forte Usdosia, flanquée d'une tour, est typique des anciennes maisons nobles de Navarre. Au XVIIIe siècle, elle fut le siège des États Généraux pendant cinq ans. L'église Saint-Félix a été acquise par l'abbaye de Sorde : les deux seigneurs basques qui la possédaient vendirent leur part à l'abbé au XIIe siècle. Dans le vaste porche, on peut voir un linteau géant et une très belle colonne-bénitier richement sculptée. L'église est hélas très souvent fermée mais une fenêtre basse, à droite de l'édifice, permet de l'apercevoir. A l'origine, deux colonnes identiques soutenaient la tribune à l'entrée de la nef.

Office du tourisme de l'étape : Pays de Bidache 05 59 56 03 49

  

La maison "Pelegrina" se dresse à l'entrée du village

Garris - Saint Palais - Ostabat

Parcours :

L'étape proposée est courte et ne vous demandera que 3 h 45 de pérégrination car limitée à 15 km ce qui favorisera, sans nul doute, la découverte approfondie des curiosités relatées ci-dessous et un bel aperçu du pays basque ...

Dénivelé :

L'étape n'est pas, à proprement parlé, de tout repos notamment lorsqu'il faut grimper pour atteindre Soyarza mais la récompense est au bout de l'effort avec la splendide vue qui nous est offerte.

Curiosités :

Saint-Palais (ou San Pelayo) est né du chemin. Constitué au XIIIe siècle, il était autrefois entouré de remparts. Au XVIIIe siècle, un décret de Louis XVI met fin aux activités des hôpitaux voisins (Urziat et Harembeltz) pour ne former qu'un seul hôpital à Saint-Palais permettant ainsi à la commune de prospérer. Nous passons devant l'église Saint-Paul qui, désaffectée, abrite aujourd'hui le Tribunal d'Instance. Cette église fut le siège des États de Navarre où Henri II y prêta serment de fidélité lorsque Saint-Palais était la capitale de la Basse-Navarre. Sous Henri IV, l'édifice service de temple à l'église réformée. En face de l'église Saint-Paul se trouve une maison noble décorée de têtes, sur la façade. Ces médaillons sculptés représentent Henri II, Jeanne d'Albret et son fils, Henri de Navarre entourés d'une figure diabolique et d'une tête allégorique de femme. L'église actuelle est moderne, elle a seulement gardé de l'ancien sanctuaire un tableau représentant saint Paul, une statue de Notre Dame et un sarcophage.

Vous ferez une pause à la stèle de Gibraltar, érigée en 1964 pour marquer la réunion des trois chemins (Tours, Vézelay et Le Puy). La stèle discoïdale provient du cimetière de Sorhaturu, elle est posée sur un socle où est gravée la croix des chevaliers de Saint Jacques d'un côté et un bourdon et une calebasse de l'autre.

Après une rude montée nous découvrons la chapelle de Soyarza; de l'ancien ermitage, il ne reste plus que ce petit oratoire refait au XIXe siècle. On vient y prier la Vierge Marie pour se protéger de la foudre et de l'orage. Une table d'orientation permet (par temps clair) de découvrir un quart des Pyrénées françaises. Un peu plus loin, une autre Vierge à l'Enfant regarde aussi le beau panorama derrière une vitre protectrice.

Vous passez ensuite à Harambeltz où les pèlerins trouvaient au XIIe siècle un prieuré-hôpital et quatre maisons de donats (hommes qui se donnaient au Christ, vouaient leur vie à l'hôpital, faisaient vœu de pauvreté, d'obéissance et de chasteté) chargés de les accueillir. On peut encore voir ces quatre maisons massives sur laquelle une d'entre elles porte gravée sur son linteau " Maison bâtie en 948, rebâtie en 1787 ". La très belle chapelle Saint-Nicolas a été sauvegardée. Elle a été rachetée à la Révolution par les descendants des anciens donats qui exploitaient les terres du prieuré. L'édifice, très sobre, a beaucoup de charme. un clocher-mur à trois pignons entouré d'une vétuste galerie de bois domine la façade de pierre sombre. Derrière ces murs se cache un intérieur richement décoré avec un retable peint du XVIIe et une statue de Saint-Jacques en bois doré du XVe. Des peintures murales pâlies par le temps et une voûte en bois peinte complète le décor. Sur le portail roman, un chrisme pyrénéen (initiales du Christ en lettres grecques) est surmonté d'une croix de Malte sculptée.

Avant de descendre sur Ostabat, une stèle de Christiane Giraud symbolise par une liste de prénoms gravés dans toutes les langues la rencontre de pèlerins venant de tous les horizons.

A Ostabat, l'ancienne maison Ospitalia accueille toujours les pèlerins. L'église actuelle est moderne. Au centre du village vous remarquerez de beaux linteaux de pierre qui ornent les anciennes maisons navarraises ...

Office du tourisme de l'étape : Saint-Palais 05 59 65 71 78

  

Ostabat se découvre ...

Ostabat - Saint-Jean-Pied-de-Port

Parcours :

L'étape proposée de 22,7 km nécessitera 5 h 45 de marche. Depuis la stèle de Gibraltar et Ostabat le chemin reçoit les pèlerins venant des chemins du Puy en Velay et de Tours dans le cadre d'une pérégrination commune qui vous mène aux portes des Pyrénées.

Dénivelé :

De 158 m à Ostabat à 238 m d'altitude à Saint-Jean-Pied-de-Port, vous grimperez faiblement en comparaison de ce qui vous attend si vous poursuivez le lendemain vers l'Espagne et Roncevaux... Prenez conscience qu'il y a toujours les Pyrénées, malgré les dires de Louis XIV qui, en s'associant à la couronne d'Espagne, stipulait qu'elles avaient disparu...

Curiosités :

A Larceveau (en basque : " la large lande ") vous pourrez voir, au sein de l'église, des stèles discoïdales provenant de l'ancienne chapelle du hameau d'Arros (1648). Vous découvrirez également à Utziate, de vieilles maisons qui sont les vestiges d'un hôpital-prieuré Sainte-Madeleine qui hébergea dès 1199 des pèlerins et aussi les réunions (juntes) des États de Navarre.

A Gamarthe et au sommet rocheux qui la domine, vous découvrirez les ruines d'une enceinte gallo-romaine. La commune possède une église du XIXe siècle qui a récupéré une tribune et un retable du XVIIe siècle. Saint-Jean-le-Vieux a gardé d'une église démolie du XIIe siècle, Saint-Pierre-d'Usdacoa, un portail roman restauré en 1630 : chrisme sur le tympan, lion et serpents sur les chapiteaux, voussures ornées. L'intérieur de l'église est typiquement basque.

Après ces découvertes vous entrerez à Saint-Jean-Pied-de-Port par la porte Saint-Jacques, ouverte dans les remparts du XVe siècle, et pourrez arpenter la rue de la Citadelle dominée par la forteresse et bordée de vieilles maisons en rangs serrés. Vous pourrez ainsi voir successivement la prison des Évêques, un bel exemple de l'architecture du XIIIe siècle. La rue de la Citadelle aboutit en bas à l'église Notre-Dame (Ancienne appellation Notre-Dame-du Bout-du-Pont), gothique sur bases romanes ; portail et chevet ogivaux, abside à cinq pans...

Office du tourisme de l'étape : 05 59 37 03 57

  

Onesse

Onesse - Castets

(Si vous souhaitez aller sur Bayonne vers le chemin côtier)
Parcours :

Étape proposée de 25,6 km pour 6 h 20 de pérégrination qui passe par Lesperon après 3 h de marche, vous avez alors parcouru 12,4 km et êtes pratiquement à mi-parcours. Vous aborderez Pascouaou 3 km avant votre arrivée à Castets ...

Dénivelé :

Pas de difficulté ...

Curiosités :

L'église de Castets est bâtie sur un tertre où se trouvaient un fort romain, puis un château féodal qui a donné son nom au village. Le château a disparu, on a seulement réemployé son ancienne porte lors de la reconstruction de l'église en 1880. Comme souvent dans cette région riche en sources et étangs, deux fontaines sacrées attiraient les pèlerins : l'une dédiée à saint Jean et l'autre à saint Pierre, mais il n'en reste aucune trace ...

Office du tourisme de l'étape : 05.58.89.44.79

  

Le village de Castets

Castets - Soustons

Parcours :

Étape de 23,6 km si vous suivez cette proposition et en ce cas il vous faudra pérégriner durant 5 h 50. Quinze kilomètres en forêt par une petite route, toute droite, à parcourir avant de rejoindre Azur et son lac ... Quant au passé jacquaire, il est inutile de le chercher; les traces étant quasiment nulles !!!

Dénivelé :

Plat ... plat ... plat ... rien que du plat !

Curiosités :

Vous profiterez de ce parcours pour vous faire corps avec la nature et l'apprécier dans une diversité que vous découvrirez surtout à partir d'Azur où lacs et étangs vont désormais se succéder jusqu'à Capbreton, encadrés par la forêt et les pins si caractéristiques des paysages landais ... Par ailleurs les oiseaux migrateurs profitent des étendues d'eau et canards et poules d'eau seraient au paradis si les chasseurs ne venaient pas les tourmenter ...

Office du tourisme de l'étape : 05 58 41 52 62

  

L'étang de Soustons (ou d'Azur)

Soustons - Capbreton

Parcours :

l'étape proposée de 21,6 km demande 5 h 20 de marche. Vous emprunterez des chemins forestiers alternant avec des pistes en bordure de lacs. Le chemin nous propose de passer successivement à Guin (5,4 km), Seignosse (11,9 km), Hossegor (17,3 km) avant de terminer votre pérégrination. Vous sentirez-vous encore dans une ambiance pèlerine en atteignant Capbreton, cette station balnéaire au charme certain qui incite à la farniente et dont la vocation est essentiellement tournée vers le tourisme ...

Dénivelé :

Plat ... désespérément plat pour un randonneur ... Il est vrai que nous sommes davantage pèlerin que randonneur ... quoi que !!!

Curiosités :

En 1539 fut construit à Capbreton l'église Saint-Nicolas dont la nef unique sans transept était flanquée d'une tour carrée adossée au clocher. Cette tour, qui dépassait le clocher de 10 m., servait de phare aux navires. De nos jours, le seul vestige du XVIe siècle est l'arc ogival orné de colonnes en torsades qui fait communiquer le porche ancien avec la nef actuelle.Au XIXe siècle, l'église fut reconstruite car le sanctuaire était devenu trop petit pour la population de Capbreton et la tour de guet, abimée par la foudre, dresse aujourd'hui ses 35 m.

On peut voir à l'intérieur de l'église deux magnifiques œuvres du XVe siècle. Sous le porche se trouve une pietà donnée à la confrérie des Marins, mais cette remarquable sculpture sur bois a été restaurée de façon assez malheureuse. Dans le transept, un très beau Christ en croix accompagne la statue de saint Nicolas ressuscitant les trois enfants. Des fresques peintes par un artiste local (G. Gilibert) couvrent la nef. Sur les murs, se trouvent cent quatre vingt plaquettes en terre cuite ou en bois pyrogravé dues à Eugène Nicolas. On peut y lire les noms de plus de cent morts enterrés à l'intérieur ou autour de l'église de 1533 à 1752. Ne quittez pas cette charmante ville sans avoir déambulé sur l'Estacade, promenade appréciée des Capbretonnais et des touristes.

Office du tourisme de l'étape : 05 58 72 12 11

  

Capbreton

Capbreton - Bayonne

Parcours :

Étape proposée de 23,7 km pour 6 h de pérégrination. Le parcours se déroule sur une piste piétonnière et cyclable que vous allez suivre durant dix kilomètres. A Ondres, vous virez à droite pour découvrir l'océan comme compagnon de route jusqu'à Tarnos (15 km) puis les berges de l'Adour vous côtoient pour entrer dans Bayonne jusqu'au quartier Saint-Esprit ... Vous allez alors retrouver, bien en évidence, les traces jacquaires qui vous ramènent en pensée à Compostelle !!!

Dénivelé :

Plat ... Vous avez dit "Plat"?

Curiosités :

Les découvertes du jour seront toutes localisées sur Bayonne que vous rallierez bien vite car il y a tant à voir et à faire dans cette capitale de l'ancienne province du Labourd, une des sept provinces basques ...

Vous pourrez découvrir la cathédrale Notre-Dame qui, dès le IIIe siècle, servait de repère aux pèlerins, mais les deux hautes flèches actuelles ne datent que du XIXe siècle. Le sanctuaire fut construit sur les ruines d'une église romane et sa beauté a contribué à l'expansion de l'art religieux sur la route d'Espagne. Les trois nefs, augmentées de sept chapelles rayonnantes, sont caractéristiques des grandes églises de pèlerinage. On peut lire sur les clés de voûtes peintes et dorées l'histoire médiévales et anglaise de la cité. Les vitraux datent du XVIe siècle : la teinte superbe de leurs bleus profonds est remarquable.Vous découvrirez, entre autres, dans la chapelle Saint-Jérôme, saint Jacques et son bourdon sur une étonnante clé pendant de la voûte. Accolé à la cathédrale vous pourrez voir aussi le cloître de style gothique rayonnant qui est un des plus grand de France. Sachez vous perdre dans les ruelles autour de la cathédrale; elles sont bordées de hautes maisons à colombages, recouvertes de peinture rouge basque, appelée encore sang de bœuf.

Le bourg Saint Esprit, quartier de Bayonne, porte des traces de son passé et notamment l’implantation d'une synagogue, témoin insolite d'une communauté juive installée ici depuis trois siècles. Les juifs à l'origine du fameux chocolat que l'on déguste toujours. Vous pourrez voir encore l'église Saint-Esprit, ancien prieuré roman devenue collégiale par Louis XI en 1464. Fortement remaniée, elle abrite dans le chœur des voûtes de style gothique flamboyant et sur le bas-côté gauche une sculpture en bois polychrome du XVe siècle qui représente la Fuite en Égypte.

Enfin l'église Saint-André garde un beau vitrail de Saint-Jacques et cache dans son clocher un bourdon tout neuf datant de 2003 et baptisé du nom de l'apôtre en l'honneur du chemin; elle est la première au monde à être ornée d'un décor polychrome. Elle sonne le " la " de la deuxième octave.

Office du tourisme de l'étape : 0 820 42 64 64

 


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St Ferdinand

Samedi 30 Mai 2020