Légende des icônes

Nature et chemins

Villes et routes

Intérêt culturel

Difficulté du dénivelé

Chemin d'Arles étapes


La cité d'Arles

Arles - Saint-Gilles-du-Gard

Parcours :

Etape de 22,2 km soit 5 h 30 auxquels vous ajoutez les temps d'arrêt. Ce parcours ne présente aucun intérêt si ce n'est celui de partir d'Arles pour satisfaire à l'entité d'un chemin du même nom et de découvrir la collégiale de Saint-Gilles ... Ce parcours, entièrement goudronné, est néanmoins une portion du GR 653 à part entière ... Voilà qui nous rassure !!!

Dénivelé :

Etape sans dénivelé

Curiosités :

Amis pèlerins qui partez d'Arles, essayez de vous ménager quelques heures pour visiter préalablement cette belle cité aux lieux saints comme la chapelle Saint-Honorat, point de départ de votre chemin, et les sarcophages romains sans oublier, bien sûr, la cathédrale Saint-Trophime et son cloître, le plus beau de Provence. Vous pourrez admirer aussi les arènes, fierté de toute une population, pour se perdre ensuite dans les petites ruelles qui font le charme de cette belle ville provençale.

Vous ne tarderez pas pour rejoindre ensuite Saint-Gilles, autre cité au passé prestigieux d'autant que le parcours lui-même ne présente pas un grand intérêt. Saint-Gilles, fondé au VIIIe siècle par l'ermite du même nom, fut un des grands monastères bénédictins qui partagea ses droits avec les Hospitaliers et les Templiers. Il faut absolument découvrir son église datant du XIIe siècle, son chœur, sa crypte (véritable église souterraine de 50 m sur 25), son escalier du clocher nord réputé pour sa voûte hélicoïdale (la Vis de Saint-Gilles) mais surtout son admirable portail.

Toutes les sculptures ont été réalisées vers 1160 par divers ateliers. vous retrouvez au centre le Christ en majesté et sur les autres tympans une Adoration des Mages et une crucifixion. Les trois linteaux et la frise les reliant racontent toutes les scènes de l’Évangile. Les apôtres sont entre les colonnes. Les bases du grand portail sont consacrées à des scènes bibliques : Caïn et Abel, Balaam et l’ânesse. On y voit aussi un chasseur bandant son arc contre un cerf (peut-être une allusion à la biche de saint Gilles ?). Vous pourrez aussi découvrir saint Jacques le Majeur (sur le livre qu'il tient et sur son auréole est inscrite la phrase suivante : " Tout don de valeur et tout cadeau parfait descendent d'en haut, du Père des lumières ").

Office du tourisme de l'étape : (OT Saint-Gilles) 04 66 87 33 75

  

Saint Jacques le Majeur sur le portail de l'abbatiale à Saint-Gilles

Saint-Gilles-du-Gard - Gallargues-Le-Montueux

Parcours :

Etape de 29,5 km demandant 7 h 30 de marche et qui passe par Vauvert situé à 17,3 km du départ et par le Pont de l'Hôpital localisé 4,7 km avant d'atteindre Gallargues.

ATTENTION PARCOURS RÉCEMMENT MODIFIE ENTRE VAUVERT ET GALLARGUES, CE QUI EN RALLONGE LA DURÉE

Dénivelé :

Etape plate si ce n'est quelques petites montées et descentes avant d'atteindre Vauvert ...

Curiosités :

Hormis Vauvert, ville aux origines antiques il n'y a pas de fait historique marquant tout au long de cette étape. Il y eu à Vauvert, au Moyen Age, une brillante école juive dont les rabbins contribuèrent à la naissance du mouvement de la kabbale. Au XVIIIe siècle, Montcalm y fut baptisé en l'église Notre-Dame dont le clocher à étages est d'une architecture complexe.

Prenez votre temps pour arriver à Gallargues, terme de cette étape, car il n'y pas grand chose à se mettre sous la dent ... tant mieux, vous serez vite au lit pour aborder l'étape du lendemain longue de 35,5 km et qui vous mènera à Montpellier ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Gallargues-le-Montueux

Gallargues-le-Montueux - Montpellier

Parcours :

Etape relativement longue et sans grand intérêt de 35,5 km demandant 9 h 00 de marche.

A partir de Vendargues (13 km avant Montpellier) vous êtes en milieu très urbanisé, aussi conseillons-nous de prendre, à partir du Crès 4,9 km après, la ligne de tramway (station Via Domitia) pour rallier le centre de Montpellier et ainsi vous laisser le temps de découvrir la ville. Vous évitez ainsi 8 km de marche sans aucun intérêt ...

Dénivelé :

Etape plate

Curiosités :

A vrai dire, il serait bien de partir très tôt de Gallargues pour rallier Montpellier pas trop tard et découvrir le centre historique de cette ville. En effet, ce parcours ne restera surement pas gravé dans les mémoires. Seule l'église de Castelnau-le-Lez (XIIe siècle) est intéressante d'un point de vue historique avec ses arcatures romanes sur l'abside, tribune sur croisée d'ogives du XIIIe siècle et ses surélévations fortifiées du XIVe siècle ... (4 km avant Montpellier).

Pour la découverte de Montpellier, nous proposons un " parcours-pèlerins " qui n'est pas exhaustif quant aux monuments que compose la ville mais très suffisant pour découvrir cette importante cité et se faire une idée satisfaisante de son glorieux passé. Ce périple vous permet aussi de quitter la ville en direction de Saint-Guilhem-le-Désert, terme de l'étape suivante, que nous préconisons.

  • Après le " Pila Saint-Gély " (porte de Saint-Gilles), le pèlerin suivait la rue de l'Aiguillerie, bordée d'hôtels du XVIIe siècle, où se trouve un oratoire de Saint-Jacques.
  • Sur l'Esplanade, l'ancien collège jésuite (1682) abrite la bibliothèque municipale et le musée Fabre (importance des écoles des XVIIe et XVIIIe siècles (dont Jean Ranc, portraitiste du roi d'Espagne Philippe V).
  • Également jésuite, l'actuelle église ND-des-Tables (1707) est riche en tableaux.
  • De celle du XIe siècle, détruite en 1794, subsistent, place Jean Jaurès, une crypte et des caveaux servant de salle d'exposition.
  • La cathédrale Saint-Pierre, gothique, nef haute de 27 m, construite en 1364, fut d'abord chapelle du monastère Saint-Benoît jusqu'au transfert de l'évêché de Maguelone en 1536. Portail flamboyant entre deux hautes tours de 1630. Orgue de 1776 à 70 jeux et 5 000 tuyaux. Riches tableaux, sculptures et vitraux.
  • Le monastère Saint-Benoît est devenu en 1808 faculté de médecine. On y voit des manuscrits médiévaux et les 6700 dessins du musée Adger.
  • Le jardin des plantes, créé en 1593 par Henri IV, était le premier en Europe.
  • L'ensemble monumental de la promenade du Peyrou aux grilles dorées de 1776 est né en deux temps : en 1685, on édifia aux portes de la ville sur cette " colline pierreuse " une esplanade autour d'une statue équestre de Louis XIV (l'actuelle est de 1838); et quand en 1755, on amena en ville, l'eau de source Clément par un nouveau " Pont du Gard " (17 km, aqueduc de 800 mètres, haut de 220 m avec 266 " arceaux "), l'ingénieur Henri Pitot sut l'inscrire dans la même perspective.

Office du tourisme de l'étape : 04 67 60 60 60

  

Saint Roch en son église, Saint patron de Montpellier

Montpellier - Saint-Guilhem-le-Désert

Parcours :

Longue, très longue étape de 39,5 km pour laquelle 10 h de marche sont nécessaires. Le chemin passe par Montarnaud 18,9 km après Montpellier, La Boissière 5,2 km plus loin, Aniane localisé à 8,4 km de Saint-Guilhem que vous atteindrez après avoir franchi le Pont du Diable 3,8 km avant la fin de l'étape.

Compte tenu, de la longueur de l'étape et du peu d'intérêt à traverser l'importante zone urbaine de Montpellier, nous recommandons d'emprunter la ligne n° 1 du tramway pour quitter la ville. Descendre à la station Euromédecine, puis prendre le bus (ligne 24) pour aller jusqu'à Grabels. Rejoindre ensuite les rives de la Mosson, par la rue du Calvaire, la place de l’Église, celle de la Fontaine, la rue de la Rivière. Vous retrouvez alors le GR 653. Il faut compter une quinzaine de minutes. Vous gagnerez ainsi une dizaine de kilomètres, allégeant ainsi notablement ce long parcours.

Dénivelé :

Vous commencez à grimper quelque peu. Saint-Guilhem se situe en effet à une altitude de 120 m alors que vous étiez partis de Montpellier localisé à 46 m.

Curiosités :

En quittant la ville de Montpellier, vous passez près de la seule église romane qui y subsiste : Sainte-Croix-de-Celleneuve. Une charte de Charlemagne y avait autorisé un couvent dès 799 : il permettait aux moines d'Aniane de contrôler le trafic sur la Voie Domitienne, au passage du ruisseau, la Mosson. La nef a été rehaussée, coiffée de mâchicoulis, et l'abside semi-circulaire est devenue polygonale.

A Aniane, le passé est omniprésent avec le monastère des Bénédictins de Saint-Maur reconstruit de 1679 à 1714 et l'église Saint-Sauveur à façade classique (colonnes et Christ en majesté dans un fronton semi-circulaire), courte nef à deux travées pour les paroissiens, large transept à quatre travées pour les moines. Près de la rivière, l’église des Pénitents, devenue foyer rural, a une base préromane, des fenêtres gothiques, une voûte du XVIe siècle, une porte du XVIIIe siècle. Dans la mairie : " observatoire " ouvert au public.

Le " Pont du Diable " a été construit au début du XIe siècle pour relier les deux abbayes d'Aniane et de Gellone. Étroit à l'origine, élargi et surélevé depuis, il présente deux audacieuses arches en plein cintre et deux petites fenêtres voûtées. Les claveaux des arcades sont minces, en largeur et sur deux rangs, à la manière lombarde.

La source de Clamouse, jaillissant d'une arche naturelle, fit fonctionner un moulin dont il ne reste que ruines. Au dessus, une nouvelle entrée a été percée dans la roche pour accéder aux grottes: concrétions, rivière souterraine (Visites dimanches et congés scolaires).

Saint-Guilhem-le-Désert est le point d'orgue de cette étape : un beau joyau que vous méritez de découvrir au bout de cette longue pérégrination qui fut votre ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Saint-Guilhem-le-Désert

Saint-Guilhem-le-Désert - Lodève

Parcours :

Longue étape proposée de 39,3 km pour 10 h de marche estimée. Le chemin passe par Arboras (13,9 km) Saint-Jean-de-la-Blaquière (24,7 km) Usclas-du-Bosc (27 km) Carrefour de chemins du prieuré de Grandmont (30,8 km) Soumont (33,5 km) avant d'atteindre Lodève.

Entre Arboras et Saint-Jean-de-la Blaquière, le chemin convient bien à des " pèlerins-acrobates " plus qu'à des pèlerins avides de sérénité ...

Dénivelé :

Vous passez aux choses sérieuses ... Le dénivelé sur l'étape est assez conséquent malgré une différence peu importante à l'arrivée, entre St-Guilhem (120 m) et Lodève (160 m).

Curiosités :

Le château XVIIe siècle d'Arboras garde une tour médiévale (sa baronnie commandait la route du Rouergue) et ses terrasses dominent le paysage.

A Usclas-du-Bosc, le portail XVIIe de l'ancien château des hospitaliers porte, gravés, la coquille et la gourde des pèlerins. L'église Saint-Gilles a une abside du XIIe siècle, un clocher du XIVe siècle ; les stèles discoïdales découvertes au cimetière sont toujours représentées par leurs moulages.

Le prieuré de Saint-Michel-de-Grandmont, monument majeur, bien que vendu en 1791, conserve intacts sa chapelle et son cloître des XIIe et XIIIe siècles (Il dépendait d'un ordre périgourdin plus rigoureux encore que les cisterciens). A quelques centaines de mètres plus au sud, l'église de Soumont, Sainte-Baudille, transformée au XVIIe siècle, conserve une nef méridionale et un clocher roman.

La cathédrale gothique Saint-Fulcran de Lodève a été construite à partir de 1280. Elle conserve de ses origines l'abside à neuf pans, avec autant de fenêtres géminées hautes de 12 mètres, et les deux travées du chœur reposant sur la crypte wisigothe. Celle-ci, qui a trois nefs, existait déjà quand Fulcran bâtit la cathédrale précédente et a toujours eu un but funéraire; par les grilles, on voit les tombes. La clé de voûte de l'abside représente saint Genès, le martyr arlésien qui fut le premier patron du sanctuaire. Pour le reste, la cathédrale date surtout du XIVe siècle : bas-côtés, chapelle, contreforts, clocher-tour de 57 mètres flanqué d'une tourelle d'escalier, portail nord sous sa voûte en croisée d'ogive et façade ouest, fortifiée de deux échauguettes et d'une galerie en encorbellement. Le XVe siècle ajouta une grande rosace de verre, trois chapelles et le cloître. Voir encore le lutrin de 1779 et le gisant de marbre de M. Plantavit de la Pause.

A Lodève, au Moyen Age, le pèlerin trouvait secours à l'hôpital des pauvres du Christ situé près de la porte sud, face au pont sur la Lergue.

Office du tourisme de l'étape : 04 67 44 07 56

  

Vue sur Lodève et sa cathédrale Saint-Fulcran

Lodève - Lunas

Parcours :

Etape de 27,4 km pour 7 h 10 de marche. Après 8,7 km de marche, le chemin se divise entre GR 7 et GR 653, prendre à droite le GR 653 (direction Joncels). 4 km plus loin, vous atteignez le col de la Baraque de Bral avant d'atteindre Bernagues, 3,8 km plus loin. Joncels sera joint 6 km après, vous ne serez plus alors qu'à 4,9 km de Lunas, terme proposé pour la fin de l'étape.

 

Dénivelé :

Des hauts et des bas... On part de Lodève situé à 160 m pour atteindre 610 m au Col de la Baraque de Bral et redescendre à une altitude de 280 m à Lunas.

Curiosités :

Joncels eut une abbaye bénédictine de Saint-Pierre-aux-liens dès le VIIe siècle, dépendant de Béziers. Saint Fulcran la releva et la rattacha à Lodève. L'église Saint-Pancrace, souvent remaniée, garde son plan du XIIe siècle, à nef unique et chevet-donjon carré. Colonnes et chapiteaux de l'arc triomphal sont romans, le reste gothique. Le retable doré est du XVIe siècle. Les reliques de saint Benoît, martyr romain, ont été placées dans une chasse en bois doré au XVIIIe siècle. Du cloître au nord de l'église, il ne reste qu'un bout de salle capitulaire avec porte romane. Vendu à la Révolution, il est devenu place publique, mais on retrouve le dessin de ses arcades dans les maisons qui la bordent.

Lunas possédait un château fort rasé en 1627. Le bâtiment actuel n'est que du XVIIIe siècle. L'église paroissiale Saint-Pancrace possède des chapiteaux romans du XIIe siècle. Voûte, nef et chœur sont gothiques, et le retable en bois polychrome, d'époque classique; quant au clocher, il vient d'être refait. Mais le vestige le plus émouvant, le plus vénérable, est celui de l'ancienne chapelle Saint-Georges, sur un site gallo-romain à 300 mètres du château : son chevet était fermé par un arc outrepassé, en fer à cheval, de tradition wisigothique (l'art musulman l'a emprunté aux Wisigoths d'Espagne, comme il a emprunté la coupole à Sainte-Sophie de Constantinople). On en ignore la date, mais Lunas était cité, dès l'an 806, par une charte de l'abbaye de Gélone.

Vous découvrirez encore dans Lunas un vestige émouvant : une inscription sur le linteau d'un immeuble au bas de la Grand-rue : " Je suis la porte. Qui entrera par moi sera sauvé. Et qu'il entre ou qu'il sorte, il trouvera la pâture. Saint-Jan X ..." Il s'agirait d'un matériau de réemploi provenant peut être de l'entrée de l'hôpital mentionné en 1682 dans l'acte de réunion à l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou tout simplement cette maison était elle un hôpital ? Les hypothèses sont multiples ...

Office du tourisme de l'étape : 04.67.23.76.67

  

Lunas : un charme certain ...

Lunas - Saint-Gervais-Sur-Mare

Parcours :

Etape de 29 km demandant 7 h 40 de marche et traversant Le Bousquet-d'Orb après 3,3 km de marche. Puis 3 cols successifs seront à franchir : Le col des Clares (6 km plus loin), le col de Serviès (6,3 km après le précédent) et le col du Layrac (7,1 km avant l'arrivée à Saint-Gervais). Entre temps vous serez passés à Mècle (3,6 km avant d'atteindre Saint-Gervais-sur-Mare.

A noter que Saint Gervais est le point de départ du GR 78-7, bretelle du chemin de Saint-Jacques permettant de relier le GR 653 à la voie du Piémont et qui passe par l'Abbaye de Foucade. Les pèlerins sont ainsi appelés à la vigilance pour éviter au départ une confusion entre les deux parcours (le GR 653 reste sur la rive gauche de la rivière Casselouvre alors que les commerces du village sont sur la rive droite d'où le risque d'erreur).

Dénivelé :

De Lunas localisé à 280 m d'altitude vous passerez successivement au col des Clares (590 m) au col de Serviès (839 m) au col du Layrac (765 m) avant de redescendre sur Saint-Gervais-sur-Mare à 340 m. Une étape pas trop facile en réalité...

Curiosités :

Entre Mècle et Saint-Gervais-sur-Mare,le pèlerin pourra découvrir, localisée sur un piton, l'église de Neyran du XIIe siècle avec son clocher du XIIIe siècle et sa frise lombarde mais c'est également un castrum troglodytique dont les parties les plus anciennes remontent au XIe siècle. Juste avant l'entrée dans Saint-Gervais-sur-Mare on découvre le pont Notre-Dame de Lorette (XIIIe siècle) qui enjambe la Mare et à proximité la chapelle du même nom datant du XVe siècle.

Saint-Gervais-sur-Mare attire par ses ruelles en escaliers dites " caladés ", ses passages couverts et ses maisons des XVIe et XVIIe siècles qui lui donne un charme certain. L'impression est encore renforcée si vous visitez (de juillet à Septembre) la " Maison Cévenole ", musée d'arts et traditions populaires dans le cadre du Parc régional, où sont évoqués la vie rurale et les métiers d'autrefois. (C'est également un point d'informations touristiques où le pèlerin trouvera réponse à toutes ses questions).

L'église paroissiale d'origine romane, reconstruite et modifiée après les guerres de Religion, conserve des voûtes en berceau reposant sur des colonnes géminées et une chapelle gothique, encore appelée " chapelle funéraire des Clermont " à liernes et tiercerons du XVe siècle. Le clocher roman aux fenêtres en plein cintre a été fortifié au XIVe siècle. Vous pourrez encore découvrir la chapelle des pénitents blancs et son superbe retable du XVIIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : 04 67 23 68 88

  
Murat-sur-Vèbre

Saint-Gervais-sur-Mare

Saint-Gervais-sur-Mare - Murat-sur-Vèbre

Parcours :

26, 5 km pour cette étape de 7 heures. Le chemin passe à Castenet-le-Haut après 6,7 km de marche, puis atteint la Maison du Sayret 4,3 km plus loin. Le carrefour du Cap Faulat (1081 m) se situe après 18,2 km avant de traverser Les Senausses 4,2 km après, à ce moment, il vous restera quelques 4,1 km pour atteindre le terme proposé de l'étape.

Dénivelé :

Etape avec dénivelé conséquent - Vous passerez aujourd'hui le passage le plus haut sur la voie d'Arles ... Vous frôlez les 1100 m d'altitude au Cap de Faulat sur le massif de l'Espinouse qui culmine à 1124 m. Saint-Gervais-sur-Mare est à 340 m d'altitude, quand vous arrivez à Murat-sur-Vèbre vous êtes à 840 m ... Etape à partir de laquelle vous passez du versant méditerranéen à celui de l'atlantique !

Curiosités :

La chapelle de Saint-Eutrope est un haut lieu du Chemin localisé 6 km après votre départ (il faut faire un petit détour pour l'admirer). Le site est remarquable : il y a une source qui donne dans une citerne et des fûts qui reçoivent l'eau de pluie. Juste derrière, vous trouvez des grottes : source d'une vie ou d'une légende érémitique ?

Murat-sur-Vèbre possède son église romane située entre deux quartiers bien distincts : Griffoulède et Castélas.

Office du tourisme de l'étape : NR

  
Murat-sur-Vebre

Murat-sur-Vèbre

 

Murat-sur-Vèbre - La Salvetat-sur-Agout

Parcours :

Parcours de 20, 9 km, avant tout forestier, pour 5 h 30 de marche qui vous fera traverser Candoubre, 2 petits km après votre départ. Villelongue se découvrira 9, 9 km plus loin, puis le hameau de la Moutouse 3, 8 km avant d'atteindre La Salvetat-sur-Agout.

Dénivelé :

Après avoir vécu les étapes précédentes, vous pouvez considérer que ce parcours est aisé ... De 840 m à Murat-sur-Vèbre, vous arrivez à La Salvetat-sur-Agout localisé à 700 m ...

Curiosités :

Une étape "nature" essentiellement ... Si vous n'êtes pas avare de temps et d'efforts, vous pouvez dévier votre chemin dès Candoubre et marcher une vingtaine de minutes pour découvrir le dolmen de Castelsec; le mégalithe se dresse sur un sommet aplati. Une dalle de 2 mètres de côté repose sur sept rocs dressés.

On longera le vaste lac de Laouzas (ou Lauzas) dès le sixième kilomètre après notre départ et ce jusqu'à Villelongue. Cette retenue d'eau noie les deux bouts de la vallée de la Vèbre et de son affluent le Viau. Son barrage est en aval de Villelongue.

La Salvetat-sur-Agout est un village fortifié occupant l'emplacement d'un oppidum barré sur une boucle de l'Agout : il conserve des portes fortifiées, un donjon et des façades médiévales. Dans l'église, une vierge noire miraculeuse du XIe siècle : Notre-Dame-d'Entraygues (" d'entre les eaux ").

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La Salvetat-sur-Agout : sur le parcours du pèlerin

La Salvetat-sur-Agout - Anglès

Parcours :

Une nouvelle " petite " étape de 19,5 km pour 5 h de marche. un peu identique à celle de la veille, avant de reprendre un rythme plus élevé les prochains jours ...

Dénivelé :

de 700 m à La Salvetat on est à 740 m en arrivant à Anglès ... Pas de souci particulier !

Curiosités :

Une nouvelle étape " nature " qui succède à celle de la veille. Vous apprécierez le calme et la sérénité qui en découle pour arriver à Anglès dont la vie se déroule paisiblement autour de l'agriculture et la sylviculture ...

Anglès, aux toits d'ardoises, possède une ancienne porte fortifiée du XIVe siècle dit " le portail bas ", le château de Campan dont la fondation date du XIe siècle et embelli au XVIIe siècle font l'attrait du village.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Anglès dans son écrin de verdure

Anglès - Castres

Parcours :

Longue étape de 36, 6 km qui vous demandera 9 h 20 de marche mais vous pourrez opter pour un parcours plus court en s'arrêtant à Boissezon, localisé à 20 km après Anglès. Le chemin passe par le Hameau des Sires après 4, 2 km, jouxte le cimetière de Bouisset (8,2 km) arrive à Boissezon (20, 6 km) ; Vous pourrez ensuite rejoindre directement Castres en prenant la déviation avant Noailhac ou visiter cette cité, située à 23, 6 km de notre point de départ. Nous atteindrons ensuite Doulatgès 4, 2 km après. Nous serons plus alors qu'à 8, 5 km de Castres.

Dénivelé :

de 740 m à Anglès on passe à 367 m à Castres ... Vous en avez fini des étapes, quelque peu difficiles, que vous avez vécues !

Curiosités :

Boissezon fut un village fortifié et garde quelques restes de murailles ... Un peu plus loin, Noilhac découvrira son église Notre-Dame qui appartint aux bénédictins de Castres et qui possède un portail roman à triple voussure.

Arrivés sur Castres, vous pourrez apprécier l'église Saint-Jacques-de-Villegoudou qui garde le souvenir d'un hôpital de pèlerins de Compostelle, aujourd'hui Villégiale Saint-Jacques, signalée par la statue du pèlerin de l'Autan et qui se trouvait avant l'entrée de la ville, sur la rive gauche de l'Agout. L'église date de 1626 et a été remaniée plusieurs fois depuis, mais son clocher, un donjon carré, est, lui, du XIVe siècle. A l'intérieur, beau mobilier classique, dont un Saint-Bruno peint par Lesueur. Aux alentours, nombreuses maisons commerçantes du XVIe au XVIIIe siècle. L'une d'elles était un hôpital Saint-Jacques tardif, fondé par un riche marchand, Pierre Ders. L'étrange nom de Villegoudou vient probablement d'une villa romaine du Bas-Empire : Villa Gothorum (la ferme des " wisi " goths).

Vous admirerez les vieilles maisons castraises qui bordent l'Argout, enjambé par quatre ponts qui jouèrent un rôle important dans le développement de la ville.

Des bâtiments épiscopaux subsistent au bord du fleuve datant de la période où Castres fut évêché (de 1317 à 1790) : au bord du fleuve, la tour romane de l'abbatiale, bordée d'un jardin à la française et, à côté, le palais de l'évêque (1666, dû à Mansart) devenu à la fois hôtel de ville et musée. Si le temps vous le permet, il faut voir le fameux musée Goya, logé dans l'ancien évêché et qui est riche de trois portraits de lui. On pourra voir aussi un Philippe VI de Vélazquez et des primitifs espagnols des XIVe et XVe siècles.

Flâner dans la vieille ville vous permettra de multiples découvertes qu'on ne peut toutes citer ici mais tout particulièrement : le donjon et le cloître XIIIe siècle de l'ancien couvent des Cordeliers devenu collège (Rue Rubaud) - l'Hôtel de Nayrac, style toulousain de la Renaissance (rue Frédéric-Thomas) - l'Hôtel Viviès (rue Chambre de l’Édit) du XVIIe siècle - et, à côté de l'hôtel de ville, la riche cathédrale Saint-Benoît. Édifiée en 1718, par l'évêque contre-réformateur Mgr de Tuboeuf sur l'emplacement de l'ancienne abbaye, elle est baroque. Son mobilier en fait un véritable musée : à voir par exemple un Saint-Jean-Baptiste de Poussin et des tableaux de l'école toulousaine, dont ceux du chevalier de Rivalz.

Office du tourisme de l'étape : 05 63 62 63 62

  

Vieilles maisons castraises sur l'Agout

Castres - Revel

Parcours :

Longue étape de 35,9 km qui vous demandera 9 h 00 de marche. Le chemin passe à Viviers-les-Montagnes (km 10,7), Lugarié (km 15,7), Cahuzac (km 27,9), Les Moureaux (km 31,8) avant d'atteindre Revel.

Deux variantes sont proposées pour visiter les abbayes bénédictines de En Calcat et Sorèze et même d'y séjourner, ce qui peut être, un bon moyen pour réduire le kilométrage de cette longue étape ...

Dénivelé :

Etape aisée, sans difficulté de dénivelé ... De Castres localisé à 367 m on arrive à Revel dont l'altitude est de 208 m.

Curiosités :

Au dessus des maisons de Viviers-les-Montagnes, le château du XVIIIe siècle conserve quelques parties du XIVe siècle. Plus haut encore, l'église apparaît comme un fortin avec sa tour crénelée, surmontée depuis 1876 d'une vierge monumentale. L'une des chapelles a une voûte gothique à liernes et tiercerons ; mobilier (statues et céramiques) baroques. Le chemin ne passe pas à Verdalle, un peu à l'écart (1km à gauche sur la D 85) il possède une église gothique avec abside pentagonale et clocher toulousain à trois niveaux de fenêtres géminées.

Une heure après Lugarié, on aperçoit sur la gauche l'abbaye bénédictine d'En Calcat. Elle est en réalité double (Sainte-Scolastique pour les moniales, Saint-Benoît pour les hommes) et ne date que de 1890. Entre la Jonquerie et les Moureaux, on peut faire un crochet à gauche par l'abbaye collège de Sorèze, beau bâtiment des XVIIe et XVIIIe siècle cette fois, avec un clocher roman subsistant de la première abbaye détruite par les guerres.

Arrivé à Revel, Vous ne manquerez pas de découvrir la vieille halle positionnée place Philippe VI de Valois. Ce monument est remarquable. Si son beffroi fut reconstruit, suite à un incendie, le vaste toit à quatre pentes qui l'entoure continue à reposer sur une charpente du XIVe siècle. Celle-ci tient sur une forêt de piliers. Tout autour, la place, également carrée lui est un écrin assorti avec ses galeries marchandes couvertes, appelées ici " les garlandes " (Cette forme occitane de " guirlandes " désigne aussi les avancées de toits ourlées). Vous pourrez voir aussi, dans les rues avoisinantes, de belles maisons à encorbellement et des fenêtres anciennes. Dans le temple protestant, on peut découvrir un orgue classé du XVIIIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : 05 34 66 67 68

  

La halle-beffroi de Revel

Revel - Montferrand

Parcours :

Etape de 36,4 km nécessitant 9 h 10 de marche. Vous arrivez à l'écluse de Laudot 7,6 km après notre départ. Au km 17,9 vous côtoyez Saint-Paulet sur la droite, Le Moulin de Naurouze ne sera atteint qu'au km 33,8 soit à 2,6 km avant d'atteindre Montferrand.

Une variante, (par les Pagès), permet de gagner 1 heure environ de marche si vous décidez de dormir à Montferrand, mais attention, ce parcours n'est pas balisé ...

Dénivelé :

Pas de dénivelé important au cours de cette étape. Revel est à 208 m, Montferrand est à 230 m.

Curiosités :

Vous ne sauriez ignorer Saint-Félix-de-Lauragais que le chemin contourne par le sud: château partiellement du XIIe siècle avec donjon du XIVe, reste de remparts, collégiale et commanderie à façade sculptée du XIVe également, halle avec tour et place centrale à colombage ...

Le village de Saint-Paulet est perché sur une colline autour d'un château datant du XIIIe siècle, remodelé à la Renaissance pour l'usage des armes à feu. Ancienne propriété des Latour-d'Auvergne-Lauragais, il conserve le cœur de Turenne. Au cimetière, on découvre des stèles discoïdales.

En arrivant sur Montferrand, autre village perché, vous apprendrez qu'il fut l'antique Elusie, citée en l'an 333 dans un pèlerinage de Bordeaux à Jérusalem. Y subsistent les ruines d'un château de Simon de Montfort, une porte des fortifications du XIVe et le clocher-mur du XVIe de l'ancienne église Notre-Dame. Sur cette hauteur, se trouve aussi un phare aéronautique, aujourd'hui restauré, mais qui y fut installé par Latécoère pour guider les Mermoz, Guillaumet et St-Exupéry dans leurs vols vers l'Afrique. A un kilomètre au nord-ouest de Montferrand, l'église Saint-Pierre-d'Alzonne, rebâtie au XIXe siècle, conserve un chœur roman à chevet plat.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Montferrand et la plaine du Laurageais

Montferrand - Baziège

Parcours :

Etape proposée de 30,6 km pour laquelle il vous faudra marcher 7 h 45 en passant successivement par Avignonet-Lauragais après 2,9 km de marche, Villefranche-de-Lauragais au bout de 13,6 km, Montgaillard-Lauragais quelques 6,5 km plus loin, avant de rallier Baziège.

Dénivelé :

Pas de souci particulier

Curiosités :

Dans l'église d'Avignonet, un tableau de 1631 montre les martyrs catholiques reçus au Ciel à la suite de l'exécution des juges qui présidaient les tribunaux de l'inquisition. L'édifice, quant à lui, est du XVe siècle avec flèche octogonale, portail gothique, abside à cinq pans, garnie de contrefort et gargouilles. Cloche du XVIe siècle et mobilier du XVIIIe.

A Villefranche-de-Lauragais, bastide fondée en 1270 par Alphonse de Poitiers, il faut découvrir son église Notre-Dame-de-l'Assomption des XIIIe et XIVe siècles en gothique méridional, avec clocher-mur à six baies et tourelles, qui annonce l'architecture de brique du gothique méridional.

En arrivant à Baziège, très ancienne cité néolithique et gallo-romaine, vous découvrirez là encore une église avec un clocher-mur du XIVe, un portail gothique à chapiteaux historiés, et des voûtes à liernes et tiercerons. Cette église abrite un christ en bois du XVIe siècle et une borne militaire romaine, celle-ci faisant l'objet d'un culte dédié à saint Sextus.

Office du tourisme de l'étape (mairie Baziège 05 61 81 81 25)

  

L'église de Baziège

Baziège - Toulouse

Parcours :

L'étape proposée est longue, puisqu'elle fait 35,4 km pour 9 heures de marche mais la perspective de découvrir (ou redécouvrir) la " ville rose " est une motivation suffisante pour allécher l'effort et atténuer la fatigue ... Le parcours passe par Montgiscard 4,5 km après votre départ de Baziège (1 h 10), Corronsac 7,8 km après Montgiscard (2 h) avant d'atteindre Mervilla localisé à 18,7 km de votre point de départ. Puis, vous poursuivrez vers Pechbusque (23ème km) et Pouvourville (26,3 km). il vous restera alors 9,1 km pour atteindre Toulouse ...

Vous pourrez opter de prendre le chemin de halage du canal qui rejoint directement le centre-ville ou cheminer sur les coteaux qui nous offrent une belle vision de la cité ...

Dénivelé :

Pas de problème ... on est loin d'un chemin de montagne tel qu'on l'a connu dans les premières étapes du chemin ...

Curiosités :

Montgiscard possède une belle église du XVIe siècle avec clocher mur à six baies et tourelles et mobilier du XVIIIe siècle. L'église de Corronsac est curieuse avec sa maison accolée et son clocher " en fer à repasser ". Cet édifice aurait fait partie d'un couvent de Templiers dont subsiste aussi un vieux puits, en bas, chemin d'Urtaut. Pechbusque (site gallo-romain, fort mentionné en 1224) conserve des maisons typiques en briques et galets et son église à clocher mur abrite un groupe avec pietà du XVIe siècle.

Quant à Toulouse, il serait présomptueux de notre part de vouloir énumérer d'une manière exhaustive toutes les richesses à découvrir en son sein. De ce fait, nous vous invitons à cliquez sur notre lien extérieur qui facilitera vos découvertes et vous incitera peut être à séjourner plus longtemps que prévu dans cette belle cité languedocienne ...

Office du tourisme de l'étape : 05 61 222 222

  

La basilique Saint-Sernin de Toulouse

Toulouse - Pibrac ou Léguevin

Parcours :

Si vous souhaitez effectuer une étape courte vous permettant de séjourner plus longtemps sur Toulouse, vous opterez pour un arrêt à Pibrac distant de 14,5 km de la ville rose ce qui vous demandera 3 h 50 de marche. Si vous décidez de faire étape à Léguevin, il vous faudra 5 h 50 de marche pour une distance de 22,7 km.

Le parcours commun Toulouse-Colomiers est urbain et présente, de ce fait, peu d'intérêt. Peut être pouvez-vous emprunter les transports en commun (bus ou métro + le train) ce qui vous économisera 2 h 20 de trottoir soit 9,2 km en moins sur les parcours précités. Saint Jacques ne vous en voudra pas.

Dénivelé :

Etape plate sans souci aucun

Curiosités :

A Pibrac,vous ne manquerez pas de découvrir successivement son sanctuaire, la fontaine et la métairie de Sainte-Germaine. En montant par la rue de la gare et sur la gauche se situe le château des comtes de Pibrac, belle bâtisse Renaissance de pierre et de briques, bâtie vers 1540 puis, en haut d'une haute volée d'escaliers, dominant hôtels et commerces, l'église en partie XIIe siècle, bâtie par l'ordre de Malte, au clocher-mur languedocien fortifié de tour, échauguette et mâchicoulis. Elle possède un mobilier de bois doré XVIIIe siècle, classé. En face d'elle et reliée par une large esplanade bordée de cèdres se dresse la basilique Sainte-Germaine sans grand intérêt ...

Léguevin était au XIIIème siècle une commanderie d'Hospitaliers. Une bastide s'y ajouta en 1309 et fut fortifiée. L'église actuelle n'a que deux siècles mais il reste les ruines du château de Lescalette et trois autres manoirs.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'église médiévale de Pibrac

Pibrac ou Léguevin - L'Isle-Jourdain

Parcours :

Si vous partez de Pibrac, il faudra 6 h 30 pour parcourir les 25,4 km pour rejoindre L'Isle-Jourdain.

Si vous partez de Léguevin, 4 h 30 seront suffisantes pour effectuer les 17,8 km pour atteindre cette même localité.

Au départ de Pibrac, il faudra 3 h 40 pour atteindre la forêt de Bouconne (vous aurez alors parcouru 14,3 km) et rejoindre le chemin parti de Léguevin. Au départ de cette dernière localité la jonction demandera 0 h 50 pour 3,5 km effectués. Il restera alors 2 h 50 pour atteindre L'Isle-Jourdain ... A noter qu'après la forêt de Bouconne, le pèlerin pénétrera en pays gersois (700 m après la jonction des chemins)

Dénivelé :

Pas de difficulté tout au long du parcours.

Curiosités :

Le parcours est agréable mais les amateurs de " vieilles pierres " seront déçus. il y a peu de traces jacquaires ...

Arrivés à l'Isle-Jourdain vous découvrirez tout d'abord la place Gambetta, ancienne place d'Armes bordée de couverts qui ressemble à une bastide. Au delà du cœur de brique de la ville, le pèlerin aboutira en toute logique à l'ancien hospice Saint-Jacques (aujourd'hui maison de retraite) qui a conservé sur son portail classique des coquilles jacobites et à l'intérieur un Saint-Jacques en bois polychrome du XVIIe siècle. Vous verrez aussi une église construite en 1778 et qui a récupéré, pour clocher, une tour du XIIIe siècle ayant appartenu au château de la famille de l'Isle et qui fut abattue par Richelieu. La nouvelle église est un grand vaisseau rouge à la nef en berceau éclairé d'arcades demi-circulaires, elle renferme une pietà du XVIIe siècle. L’hôtel de ville du XVIIIe siècle est également en briques et possède un fronton triangulaire. Une halle datant de 1820 comporte des arcades en plein cintre et une futaie de piliers octogonaux. Vous ne manquerez pas, enfin, d'admirer le Pont Tourné, unique arche en brique dressée depuis le XIIe siècle sur la Save.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'Isle-Jourdain

L'Isle-Jourdain - L'Isle-Arné

Parcours :

Parcours : Longue étape proposée de 32,8 km qui vous demandera 8 h 15 de pérégrination passant par le hameau de En trigoli après 1 h 40 de marche (6,5 km) Monferran-savès 1 h après (10,4 km) pour atteindre Giscaro localisé à 16,1 km du départ. Vous aurez alors marché durant 4 h et serez alors à mi-parcours ... Il vous faudra alors 2 h de plus pour découvrir Gimont : vous serez alors à 8,8 km de L'Isle-Arné ...

Dénivelé :

Petites montées et descentes sans difficultés particulières

Curiosités :

Gimont méritera votre attention d'autant, qu'en dehors de cette Bastide dont la rue principale vous fait passer sous une halle en forme d'arc de triomphe, peu de chose sont à découvrir ... Vous pourrez donc visiter son église Notre-Dame dont la nef est du XIVe siècle. Vous verrez aussi son chevet à sept pans du XVe siècle ainsi qu'un portail en anse de panier et un haut clocher octogonal et ajouré du XVIe siècle. Reliquaires et tabernacles du XVIe siècle, orgue et autel du XVIIIe siècle. Après cette belle visite et si vous avez encore quelque temps vous pourrez admirer la halle du XIVe siècle, le beau collège Saint-Nicolas, l'hexagonale Tour des Evesquerie (ancien séminaire et aussi résidence de l'évêque de Lombez) et les maisons à colombage, malheureusement, en mauvais état de préservation ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'église Romane de L'Isle-Arné

L'Isle-Arné - Auch

Parcours :

L'étape proposée n'est que de 23,6 km pourrait-on dire (à côté de celle de la veille ...) soit 5 h 50 de pérégrination ... Le chemin passe par Lussan que l'on atteint après 1 h 20 de marche, 5,6 km après votre départ ! Vous laisserez Roquetaillade sur votre droite 1 h plus tard avant d'atteindre Montégut : vous aura alors parcouru 14,7 km qui auront nécessité 3 h 40 de marche. Vous serez alors à 8,9 km du terme de votre étape : Auch.

Dénivelé :

Juste ce qu'il faut pour que ce joli parcours ne soit pas monotone ... Mais rassurez-vous cette étape ne sera pas éprouvante ...

Curiosités :

Lussan possède un baptistère roman dans son église et un imposant château avec un puits voûté du XIIIe siècle et une terrasse du XVIIIe siècle remplaçant les anciens remparts. Cette riche commune possède quatre autres manoirs dont, sur le chemin, celui de la Bouliguère avec son allé de cèdres. A 1 km de Roquetaillade (dont l'église abrite un Saint-Jacques en terre cuite), un chemin mène au château de la Roquette. Aux portes d'Auch, dominant l'Arçon, Montégut et sa colline escarpée abrite un château qui garde quelques vestiges du XIIIe siècle mais qui fut remanié au XVIIIe siècle et enrichi à l'époque romantique de terrasses et de mâchicoulis. sentier balisé dans le bois. A Saint-Cricq, dressé sur un éperon calcaire un château le Castet de Sen-Cricq (XVIe siècle) est ceint d'un mur à créneaux flanqué, à l'angle sud-ouest, d'une échauguette. Sur la façade Sud, la tour pentagonale de l'escalier à vis fait saillie. Du XVIe siècle, le mur du levant en bel appareillage et les fenêtres à meneaux encadrées d'écussons sont à admirer. On pourra voir encore les grandes cheminées ornées datant du XVIIe siècle.

La ville ancienne d'Auch s'étale en amphithéâtre sur la pente abrupte d'un plateau. Si vous avez encore des ressources physiques, vous pourrez gravir les 230 marches (370 avec les volées doubles) et découvrir, à mi-parcours, une statue de d'Artagnan de l'escalier monumental qui date de 1863. Sans être dans l'obligation de grimper, vous pourrez suivre les vieilles petites rues en échelons abrupts nommées " posterles " et qui conduisaient aux poternes au delà desquelles on puisait l'eau dans le fleuve. Vous découvrirez aussi la préfecture, un ancien archevêché du XVIIIe, l'officialité, ancien tribunal de l'église, flanquée de la Tour d'Armagnac (XIVe) haute de 40 m, où était la prison. La maison du tourisme, face à la cathédrale, est installée dans la demeure Fedel (XVe siècle). Vous pourrez arpenter aussi les allées d'Etigny longues de 250 m et ornées depuis 1806 de sa statue due au Toulousain Pierre Vigan. Le couvent gothique des Jacobins (XVe siècle) abrite le musée (histoire, ethnographie, Amérique latine).

La cathédrale Sainte-Marie est bâtie sur une crypte qui rattrape le niveau où se trouve un sarcophage du VIIe, elle mesure 105 m de long, 40 m de large et, est flanquée de deux tours de 44 m. Commencée en 1390 et interrompue par la foudre, les travaux reprirent à partir de 1498 et furent menés sans discontinuer dans le même style flamboyant jusqu'au XVIIe siècle. L'édifice comprend 23 chapelles latérales ou rayonnantes qui s'alignent le long des bas-côtés et du déambulatoire. Les 18 vitraux Renaissance sont dus à Arnaud de Moles et contiennent cinquante figures en pied. Les stalles sculptées du cœur totalisent 1500 personnages bibliques, historiques ou légendaires. Voir encore la chaire Louis XV, la mise au tombeau qui date de 1500 et le grand orgue du XVIIe siècle, œuvre de Jean de Joyeuse.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Auch, traversée par le Gers, est la capitale historique de la Gascogne

Auch - Montesquiou

Parcours :

Parcours proposé de 31,7 km qui demandera 8 h 15 de pérégrination et qui vous fera côtoyer successivement les localités de Barran située à 16,9 km après votre départ d'Auch (prévoyez 4 h 20 de marche) puis vous arriverez à L'Isle-de-Noé 6,8 km après (+ 1 h 50). Lorsque vous atteindrez la ferme de Linsolle, vous aurez parcouru 28 km depuis votre départ et marché durant 7 h 15. Il ne vous restera plus alors qu'une heure de marche pour découvrir Montesquiou, but de votre étape du jour.

Dénivelé :

Elles sont loin désormais les premières étapes du chemin d'Arles, difficiles et éprouvantes. Depuis pas mal de temps vous avez oublié les difficultés du parcours au dénivelé conséquent. Cette étape, même si vous avez quelques montées et descentes n'a rien de comparable à ce que vous avez pu connaître. alors profitez le plus possible de cette étape gersoise ...

Curiosités :

Fondée par paréage entre l'archevêque d'Auch et le comte de Fezensac, la bastide de Barran a, par delà les ravages du chef protestant Montgomery, conservé son église, son plan géométrique et une partie de ses fortifications : en particulier une large porte percée d'archères à croisillons et précédée d'un fossé en arc brisé qui eut à l'origine un tablier amovible. L'église Saint-Jean-Baptiste a toujours un clocher carré du XIIIe siècle curieusement terminé par une flèche d'ardoise à charpente hélicoïdale; le reste de la collégiale est de 1520 avec un lutrin de bois et dix stalles d'époque.

Deux cents mètres avant d'entrer dans Isle-de-Noé se trouvent les ruines d'un ancien hôpital Saint-Jacques richement doté au XIIIe siècle par le seigneur de l'Isle pour l'accueil des pèlerins.

Montesquiou est un vieux bourg perché et fortifié, entouré d'une promenade-belvédère. Le quartier du Barry (faubourg) a une maison du XVIIIe siècle. La porte de la cité peut être du XIIe siècle, la base du clocher fortifié aussi, tandis que le chœur de l'église est du XVe siècle. Plusieurs maisons possèdent des façades à colombage. Il ne reste que des ruines, en partie médiévales, du château de Montesquiou. De l'hôpital Saint-Blaise, qui se trouvait plus à l'ouest sur les bords de l'Osse au lieu dit Bourguignon, il subsiste un pan de mur, avec des ouvertures en plein cintre.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Montesquiou : un petit village plein de charme ...

Montesquiou - Marciac

Parcours :

Cette étape est plus courte que la veille : 23,6 km qui vous demanderont 6 h de marche. Le chemin passe par les communes de Pouylebon, localisée 7,1 km après votre départ (1h45), Saint-Christaud 4,7 km après (3 h) et Monlezun 6 km avant la fin de votre étape; vous aurez alors marché 4 h 20. il vous restera donc 1 h 40 de pérégrination pour atteindre Marciac.

Dénivelé :

Pas de difficulté particulière pour cette étape doucement vallonnée. On part de Montesquiou localisée à 200 m pour atteindre Marciac situé à quelques 160 m. Entre temps on sera monté à 280 m à Saint-Christau, le point le plus élevé de l'étape.

Curiosités :

A Saint-Christau, découvrez l'église Saint-Christophe, édifiée de briques rouges en 1250. Gothique et massive, elle présente une clé de voûte en forme de croix toulousaine à douze pointes certainement liée au Chapitre de Saint-Cernin de Toulouse qui avait établi , dès 1092, une antenne confiée aux Antonins. Seul élément de pierre : le portail sculpté. Le pèlerin pensait vénérer le corps de saint Christophe ramené d'une croisade en le  localisant derrière l'autel au sein d'un sarcophage.

A Monlezun, et au sein de son église Saint-Martin datant  des XVe et XVIe siècles, un chrisme provenant de l'ancien sanctuaire de Saint-Antoine a été réemployé. Le village arbore avec fierté les ruines de l'ancien château des comtes de Pardiac que longe le GR. Érigé dès 980 sur un coteau escarpé, surmonté d'une motte, il avait une enceinte de 280 m de pourtour et un donjon carré de 40 m de haut qui assurait vue jusqu'à l'Adour. En 1590, le château qui avait servi de repaire aux brigands d'un certain capitaine Sus fut détruit; il en reste un pan de mur, des arcades, deux contreforts et 25 m de hauteur de donjon.

La bastide de Marciac fut fondée en 1298; son succès tant auprès des pèlerins que des religieux fut tel que les camis roumius fleurirent  sur les vieux cadastres et qu'en 1482 elle comptait quatre hôpitaux : du Saint-Esprit, de Saint-Jacques, de Saint-Nicolas et de Saint-Eutrope. Elle est parvenue jusqu'à nous avec son plan caractéristique de rectangle aux coins arrondis, ses rues quadrillées, sa place centrale bordée de maisons à passages couverts et son église Notre-Dame du XIVe siècle tardif mais de style roman, à trois nefs et un chœur pentagonal. Outre les pierres sculptées d'origine, on remarquera un beau mobilier classique : autel, bas relief, grille en fer forgé. Son clocher porche carré à la base , puis octogonal, s'est vu tardivement doté de la plus haute flèche du Gers : 90 mètres...En 1595, le sire de Sérignac, lieutenant du chef protestant Montgomery, avait en effet détruit la voûte et le clocher primitif, mais moyennant une forte rançon il consentit à respecter le reste de l'édifice. il ne restait plus qu'à le restaurer. Pour la flèche il fallut attendre 1865...

Les sculptures de Notre-Dame-de-Marciac, ouvrées vers 100, restent marquées par la tradition romane. L'une des plus curieuses se situe, à l'entrée de l'absidiole sud, celle de saint Éloi ferrant son cheval. A gauche, le saint pince avec des tenailles le nez du diable déguisé en femme. Au centre, le cheval n'a que trois pattes , et un adolescent soutient le moignon de la quatrième. A droite Éloi, devant une enclume ferre la patte coupée qu'il va recoller par miracle. Un des piliers porte une coquille Saint Jacques. Deux colonnes vraiment romanes d'une des portes proviennent de l'abbaye disparue de la "Case-Dieu". Une autre flèche très élégante est encore à voir à Marciac, c'est celle de l'ancienne chapelle des Augustins qui date du XVe siècle. Malheureusement il n'en reste que la façade : le cloître est parti depuis un siècle pour les États-Unis. Les amateurs de musée pourront aussi parfaire leur connaissance en histoire naturelle en se rendant à l’hôtel de ville. Enfin, Marciac dispose d'un lac touristique de 25 ha localisé route d'Aire. En quittant la localité pour l'étape du lendemain vous longerez des arènes qui rappellent que nous sommes en pays tauromachique. Enfin on se rappellera que la cité est un lieu qui accueille chaque année et au mois d'août un festival de jazz dont la réputation n'est désormais plus à faire.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'église Sainte-Marie-de-l'Assomption de Marciac

Marciac - Maubourguet

Parcours :

Petite étape proposée de 17,6 km qui ne vous demandera que 4 h 20 de marche pour atteindre Maubourguet et qui vous fera passer préalablement à Aurébiat localisé 10,6 km après votre départ; il ne restera plus que 7 km à parcourir pour achever votre étape ... Bien évidemment vous avez la possibilité d'aller plus loin et, si vous êtes " juste " en temps, vous permettre de gagner une journée sur les deux étapes à venir ... Il faut simplement veiller à trouver un hébergement ...

Dénivelé :

Depuis quelques étapes, de petites montées suivies de petites descentes caractérisent le département du Gers mais rien de très difficile, d'autant que l'étape de ce jour est relativement courte. Vous quittez Marciac, localisé à quelques 160 m, pour arriver à Maubourguet situé à 180 m, entre temps vous serez montés à 250 m un peu après Aurébiat.

Curiosités :

L'étape met en exergue peu de curiosités, ce qui vous permettra de ne pas traîner en route et d'être très tôt à Maubourguet pour découvrir une cité existant depuis trois mille ans et dont les témoignages en font foi : haches de pierre polie, pierres romaines réemployées dans l'autel de l'église, bénitier et sarcophage mérovingiens... Son histoire a commencé vraiment au XIIe siècle avec le prieuré bénédictin. En 1161 l'abbé d'Alet et le comte de Bigorre fondent ensemble un castelnau et y intègrent l'église pour disposer de ses revenus. Elle sera fortifiée au XIVe siècle et endommagée pendant les guerres de Religion. Elle présente un portail orné de personnages, un clocher octogonal sur coupole, une abside en cul de four, un Christ en bois du XVIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'église Romane Saint-Martin de Maubourguet

Maubourguet - Anoye

Parcours :

Etape de 21,6 km demandant 5 h 30 de pérégrination. Le chemin proposé passe par Lahitte-toupière que vous atteignez après 1 h 10 de marche à 4,8 km de notre point de départ. Ce sera ensuite Vidouze qui vous accueillera : vous aurez alors marché une heure de plus et parcouru 8,8 km depuis Maubourguet ... Lorsque vous arriverez à Momy, vous aurez marché 4 h 40 et parcouru 18,4 km : il vous restera alors 3,2 km et 50 minutes pour rejoindre Anoye !

 

Dénivelé :

Ce parcours, bien que vallonné et donc en légère pente, ne marquera pas les esprits. C'est encore presque du plat avant d'être confronté à cette imposante barrière des Pyrénées. De Maubourguet localisé à 190 m d'altitude, vous arriverez à Anoye qui ne dépasse pas 240 m. Le point culminant de l'étape se situe un peu après Momy où l'on atteint 350 m avant de redescendre.

Curiosités :

Vous vivrez une étape sans découverte particulière sur le parcours.... à moins que vous optiez pour une variante (routière) passant par Lembeye et Samsons. En pareil cas, vous pourrez découvrir la porte fortifiée en ogive au toit à lanterneau de Lembeye ainsi que des maisons en portique place du marché et un bout de rempart près de l'église. Cette dernière est de style gothique de la fin du XVe siècle, son portail est flamboyant encadré sous le porche-clocher. A l'intérieur, vous découvrirez des sculptures sur les bandeaux de piliers et les clés de voûte. De Lembeye, la route qui  rejoint le chemin à Momy passe par Samson-Lions : l'église de Samson offre l'eau bénite dans une sorte de coquille Saint Jacques géante, venue des mers du Sud, valve d'un mollusque d'ailleurs appelé Bénitier. L'église du hameau de Lions a un portail roman, quant à l'église Saint-Jacques de Momy, vous pourrez y admirer un de ses vitraux représentant saint Jacques le Majeur. Au  terme de l'étape à Anoye, on pourra découvrir son église Notre-Dame datant du XIVe siècle qui présente du charme avec son mur-clocher, sa porte moulurée en anse de panier et son abside semi-circulaire...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Coin ravissant proche du village d'Anoye que le pèlerin appréciera !

Anoye - Morlaas

Parcours :

Petite étape proposée de 15,2 km nécessitant 3 h 50 de marche. Cette courte distance vous fait passer de suite par Abère (3,2 km après avoir quitté Anoye) et Gabaston, 4 km plus loin : vous êtes presque déjà à la moitié de l'étape ... Il vous restera quelques 8 km à parcourir pour atteindre Morlaas ...Là encore, vous  serez sans doute tenter d'aller au delà de l'étape proposer mais dites-vous bien qu'il s'agit de la dernière courte étape avant d'attaquer le piémont pyrénéen et Morlaas ne manque pas d'attraits....alors ?

 

Dénivelé :

Pas de soucis majeurs pour cette courte étape malgré une montée matinale qui nous élèvera de 240 à 340 m sur 2 km, mais le parcours sera ensuite pratiquement plat jusqu'à  Morlaas....

Curiosités :

Le vieux chemin de terre entre Anoye et Abère constitue un bout de la voie historique qui nous replonge dans l'atmosphère d'antan... En haut d'une montée, comme autrefois, on découvre l'église à clocher mur d'Abère : elle possède une cuve baptismale médiévale sculptée d'un serpent qui se mord la queue...Un peu plus loin Gabaston était l'une des douze baronnies du Béarn, dont les barons formaient la cour du vicomte. Vous emprunterez ensuite un chemin champêtre, avec de jolies passerelles de bois, aménagé pour aller directement de Gabaston à Morlaas.

Cette dernière cité conserve en son sein, outre son église, de vieilles maisons qu'il sera agréable de côtoyer...Morlaas a perdu château, remparts et couvents mais il lui reste l'église Sainte-Foy construite vers 1080 mais endommagée par un incendie en 1520. Elle garde néanmoins, d'authentiquement roman, un triple chevet aux fenêtres en plein cintre historiées et des chapiteaux intérieurs aux motifs animaliers d'influence espagnole. S'il est un " faux " de 1876, le portail n'en est pas moins beau et somme toute assez fidèle. Sur les côtés, les apôtres; au centre, deux " hommes enchaînés " inspirés de Sainte-Marie d'Oloron supportent le trumeau soutenant tympanons et tympan où sont sculptés Massacre des Innocents, Fuite en Égypte et Christ en majesté. Sur les archivoltes extrêmement ornées, trois frises représentent : l'une des Élus, l'autre les Vieillards de l'Apocalypse, et la troisième, très curieuse, une ribambelle de canards, probable symbole de la Foi qui sait traverser les épreuves, comme ils traversent l'eau sans se mouiller.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Détail de l'église Sainte-Foy de Morlaas

Morlaas - Lescar

Parcours :

Vous poursuivez le chemin par des étapes relativement courtes. Celle-ci ne faillit pas la règle puisqu'elle est de 20 km pour 5 h de cheminement ... mais rassurez-vous, c'est la dernière des quatre qui va vous mener à Lescar après vous avoir fait côtoyer, peu avant, les faubourgs de Pau ...

Dénivelé :

Non seulement l'étape est courte mais elle est aussi sans souci ... Pas ou guère de dénivelé en dehors d'une légère montée au départ de Morlaas....

Curiosités :

Construite en 1868 sur l'emplacement de la chapelle des Cordeliers l'église Saint-Jacques de Pau s'orne d'une riche iconographie jacquaire.

Appelé dans l'antiquité Beneharnum, Lescar a gardé au sein de son musée bon nombre d'indices : outillage néolithique des tumuli, poteries et mosaïques romaines. Au XIIe siècle, l'actuelle cathédrale remplace la première église de Lescar. Dans le chœur, vous pourrez voir une curieuse mosaïque montrant des scènes de chasse. Vous y noterez, entre autre, un archer à la jambe de bois, appareillé selon la technique des chirurgiens arabes ... mais Lescar c'est aussi sept églises, sept portes, sept tours, sept moulins, sept fontaines, sept bois et sept vignes d'après le dépliant touristiques de la ville : à vous de contrôler la véracité de ce document au sein de cette cité historique. Néanmoins, seule la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, la porte de l'Esquirette et la tour de l’Évêché ont résisté à l'histoire et à l'usure du temps ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Lescar

Lescar - Oloron-Sainte-Marie

Parcours :

Après les quatre étapes précédentes relativement courtes, vous renouez avec des parcours plus conséquents car aujourd'hui il faudra cheminer durant 8 h 30 pour accomplir les 32,6 km qui vous sépare d'Oloron-Sainte-Marie ...

Auparavant, vous aurez traversé Artiguelouve (5 km) après 1 h 15 de marche et atteint Lacommande 2 h 05 après (13,3km). Haut-d'Estialescq se découvrira après 2 h 20 de mieux (21,8 km). Lorsque vous serez à Goès, vous aurez parcouru 29,1 km et marché pendant 7 h 30 ... il vous faudra encore 1 h pour rejoindre votre port d'attache pour la nuit : Oloron-Saint-Marie.

Dénivelé :

Cette étape très accidentée vous change des précédentes. Le dénivelé ajouté à la longueur du parcours rend la pérégrination plus difficile mais ... tout à fait réalisable d'autant qu'à ce stade du chemin, le pèlerin est à l'aise, le poids de son sac n'étant même plus ressenti ...

Curiosités :

13,3 km après votre départ de Lescar, vous atteignez Lacommande (commanderie) fondée entre 1100 et 1124 et qui fut la pièce maîtresse du réseau d'hôpitaux mis en place par Gaston IV lors de la reconquête de Saragosse (1118) pour faire passer la majorité des pèlerins d'Arles par le Somport. Autour de son monastère, naquit Lacommande, son église romane avait un dessin simple et pur : nef unique et abside en cul de four, 8 mètres de large pour 24 mètres de long. De cette époque, restent les chapiteaux de l'arc triomphant (Nativités avec ou sans Joseph !)et ceux des arcatures aveugles du chœur qui, en évoquant la danse de Salomé ou la fuite en Égypte , font vivre tout un petit monde médiéval : sonneurs d'olifant, lutteurs, chevaliers. Elle s'est compliquée au XIIIe siècle d'un clocher à escalier extérieur bâti, sur une chapelle de la Vierge, gothique aux fenêtres hispano-mauresques, et d'une tribune sur colonne-bénitier. L'église ainsi que l'ancien hôpital attenant (devenu centre culturel et accueil pèlerins) ont été l'objet d'une superbe restauration. On notera, comme à Usclas-du-Bosc, des dizaines de stèles discoïdales  (appelées ici "basques") provenant du cimetière des Hospitaliers.

Oloron-Sainte-Marie est une plaisante cité au sein de laquelle vous prendrez plaisir à découvrir de superbes monuments dont la cathédrale Sainte-Marie est le point d'orgue.... Mais suivez le guide : A l'angle des rues Fontaine et Navarrot, se situe l'hospice des Hommes, à fenêtres à croisillons et lucarnes, surmonté d'un clocheton d'ardoise, c' est l'ancien hôpital du XVIIIe siècle. Après le monumental hôtel-de-ville-halle, on débouche sur le " Chemin historique ". Les deux places inclinées, Gambetta et de la Résistance, sont l'ancien " marcadet ", marché extérieur, sur lequel le pèlerin débouchait, au sommet, par la route de Lasseube.

Belles demeures en bas, dont l'hôtel du Corn d'Enric (XVIe siècle). Après, le vieux pont d'Oloron sur le gave d'Ossau, bordé de maisons perchées comme des falaises. Il a été reconstruit vers 1830 sur les piles du pont médiéval. Afin d'aller à Sainte-Marie, vous laisserez à gauche l'antique voie du Biscondau par laquelle les pèlerins grimpaient à Sainte-Croix dont la tradition veut que la première pierre ait été posée en 1070 par l'évêque Amat, légat du pape réformateur Grégoire VII. Le plan de cette église est celui d'une basilique bénédictine. A l'extérieur, tour fortifiée au-dessus du bas-côté nord, portail en plein cintre aux voussures décalées en coquille avec deux chapiteaux brodés représentant l'un, la Damnation (un pécheur enlevé par des monstres ailés) l'autre, la Vie éternelle (une colombe buvant le calice tendu par une main). Voir aussi les chapiteaux bibliques des piliers et de l'arcature aveugle du chœur et la superbe coupole à la croisée du transept d'un type hispano-mauresque qu'on retrouve à l'hôpital Saint-Blaise et à Jaca : elle est soutenue par huit nervures de pierre qui, entrecroisées, dessinent l'étoile du sceau de Salomon.

La cathédrale Sainte-Marie fut édifiée dès 1102. De cette époque, date le merveilleux portail. Elle fut reconstruite deux fois (incendiée par des routiers albigeois et par la foudre) avec des croisées d'ogives gothiques puis un chœur flamboyant, le seul en Béarn avec un déambulatoire. L'essentiel à voir est cependant le portail roman, mieux conservé par le clocher-porche que celui de Morlaas. Des " esclaves enchaînés " (les hommes de l'ancienne loi) supportent le trumeau central. Les deux tympanons figurent église souffrante et église triomphante. Sur le tympan de marbre blanc d'Eysus, la Descente de Croix est copiée d'un reliquaire d'ivoire. Mais surtout, deux archivoltes portent l'une, les Vieillards de l'Apocalypse, et l'autre, une préparation des Noces de Cana, " sauce béarnaise "; on tue le cochon, on débite le jambon, on porte, tranche et grille le saumon, on nettoie le tonneau pour les vendanges, on refait ses cercles, on prépare le fromage rond de "pur-brebis", la galette, le chaudron de garbure, toutes recettes qui n'ont pas beaucoup changé depuis huit cents ans. A gauche, un démon avale un damné. A droite, l'empereur Constantin à l'image de Gaston IV.

Office du tourisme de l'étape : 05 59 39 98 00

  

La cathédrale Sainte-Marie d'Oloron

Oloron-Sainte-Marie - Bedous

Parcours :

Attention : Vous avez aussi la possibilité de rejoindre Saint-Jean-Pied-de-Port en empruntant le Chemin du Piémont (en pareil cas, vous pouvez découvrir ce cheminement sur notre site en cliquant sur le chapitre consacré à ce chemin)

Etape de 30 km qui vous demandera 7 h 50 de marche et vous fait passer, successivement, par Eysus après deux heures de marche (8 km), Lurbe-Saint-Christau (4,3 km après), Escot localisé 17,3 km après votre départ, que vous atteindrez après 4 h 30 de pérégrination et Sarrance, 4 km après. Vous serez alors à 7,7 km de Bedous.

Dénivelé :

Pas de dénivelé bien conséquent bien que l'on s'enfonce progressivement dans les entrailles des Pyrénées ...

Curiosités :

Cette étape est agréable avec la traversée de villages typiques tout au long de la vallée d'Aspe. A Saint-Christau, le premier bâtiment que vous découvrirez, à l'entrée de la cité, converti en appartement pour curiste, est l'ancien hôpital du Bager qui remonte au XIIe siècle et qui dépendait alors de celui de Sainte-Christine du Somport. Il fonctionna jusqu'en 1532.

Vous atteindrez ensuite Sarrance dont l'histoire commence en 1330 par l'installation de Prémontrés venus des Landes prenant ainsi en main un obscur sanctuaire local dont les fondations peuvent remonter au XIIe siècle et dont la " vierge noire ", conservée au musée, pourrait être protohistorique. Dans la chapelle de l'église, beaux panneaux sculptés et polychromes relatent la légendes de cette statue découverte au bord du gave près d'une source par un berger et un pêcheur de truites parce qu'un bœuf s'y agenouillait tous les jours...Le pèlerinage se développa au XIVe siècle. L'église possède un haut clocher galbé aux six cloches anciennes et, derrière un mur austère on pourra admirer le cloître où chaque arcade à deux étages est coiffée d'un pavillon d'ardoise dans un savoureux mélange baroque et béarnais s'inscrivant dans un bel ensemble régional. Vieilles rues et place pavée de galets, bordée d'un lavoir et d'une fontaine de 1828.

Si vous disposez d'un peu de temps , faites un petit détour par Osse, localisé à proximité de Bedous, et que votre chemin frôle pour y admirer ses vieilles demeures dont deux maisons fortes médiévales. Son église Saint-Etienne a gardé une abside romane, un portail en arc brisé et mobilier baroque. Près de l'église, un temple protestant détruit sous Louis XIV et reconstruit en 1789.

A Bedous, vous pourrez découvrir des maisons aux linteaux de marbre sculpté, une harmonieuse place centrale avec sa fontaine, ses maisons en arc de cercle, sa mairie-halle et l'église Saint-Michel. Au sud, de part et d'autre du Gabarret, le château Lassalle du XVIIIe siècle, abbaye laïque flanquée de tourelles rondes et le manoir Laclède, aux pignons en escalier.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le village de Bedous

Bedous - Col du Somport

Parcours :

Etape de 30,1 km demandant 8 h 15 de marche et qui passe par le Pont des Chèvres (516 m) localisé peu de temps avant Cette-Eygun : vous avez alors marché 2 h 30 pour 9,9 km avalés ! Borce se découvre 3,7 km plus loin après 1h de mieux. Il faudra encore 1 h 30 pour arriver à Urbos (775 m) ce qui représente alors 5 h 00 de marche depuis votre départ. A partir de ce village, vous rejoindrez le Col du Somport en ajoutant 11,2 km à votre tableau de marche et après vous être élevés de 857 m !!!

Dénivelé :

Difficile étape nécessitant un effort conséquent pour atteindre le Col de Somport localisé à 1632 m d'altitude heureusement récompensé par la beauté des paysages et le plaisir de dormir aux portes de l'Aragon et de l'Espagne ... Il faut dire que Bedous n'est localisé qu'à 420 m !!!

Curiosités :

Accous est riche de maisons anciennes sur des ruelles pentues. Le place centrale, le long d'une mairie monumentale sur une terrasse fontaine, penche au pied de l'église à façade classique (1724), au portail surmonté d'un Saint-Martin en bois; nef de 17 mètres de haut à ogives surbaissées et retable de bois doré.

Etsaut possède encore une maison forte du XIVe siècle, tour habitable avec archères. A Borce vous pouvez admirer de vieilles demeures du XVe siècle à portails en tiers-point, fours à pain saillants et fenêtres à meneaux ainsi qu'une maison forte du XIIIe. Vous verrez encore une bâtisse en forme de chapelle à clocheton au portail ouvragé (à droite en entrant) qui fut l'hôpital de Saint-Jacques et qui conserve dans son grenier des fresques naines peintes par des grognards de l'Empire (Cette mémorable maison accueille désormais des pèlerins désireux d'y passer la nuit). Enfin l'église paroissiale du XVIIe siècle possède un remarquable bénitier médiéval de marbre noir, sculpté d'une coquille Saint-Jacques, d'un bourdon et d'un personnage, apôtre ou pèlerin.

Vous ne resterez pas insensible au Fort du Portalet accroché à la falaise et localisé à 150 m au-dessus du gave avec deux cent cinquante-huit marches reliant des batteries, et de longues galeries creusées dans la roche. Construit de 1838 à 1848 pour loger quatre cents hommes, il accueilli des hôtes notoires. Le Prix Nobel saint John Perse, alors soldat; Alexis Léger, y fut en garnison. MM Blum, Daladier, Mandel, Reynaud et le général Gamelin y furent détenus sous Vichy puis le Maréchal Pétain à la Libération. Alfred de Vigny situa dans cette gorge un épisode de Cinq Mars.

 

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le Col du Somport

Col du Somport - Jaca

Parcours :

Quatrième étape avoisinant ou dépassant les 30 km ... Celle-ci fait 30,9 km pour 7 h 45 de marche.

Vous passez en territoire espagnol et atteignez Canfranc-Estacíon après 1 h 50 de marche et 7,3 km absorbés. Il faudra 1 h 00 de marche de plus pour arriver au Pont sur l'Aragon (+ 4,1 km) et ajouter 1 h 10 pour découvrir Villanúa : vous aurez alors parcouru 16 km ! Castiello de Jaca nécessiteront 1 h 50 de plus et 7,2 km de mieux pour être ralliés : vous serez alors à 1 h 55 de marche pour découvrir Jaca ...

Dénivelé :

Vous quittez les Pyrénées pour atteindre Jaca localisé 800 m plus bas ... Quelle différence par rapport à l'étape de la veille !

Curiosités :

 

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Santa-Cilia-de-Jaca

Jaca - Arrés

Parcours :

6 h 15 vous seront nécessaires pour effectuer ce parcours de 24,9 km qui vous fera découvrir Santa-Cilia-de-Jaca après 15,2 km de marche qui vous aura demandé 3 h 50 de cheminement. C'est Puente la Reina de Jaca qui apparaîtra ensuite après une nouvelle marche de 1 h 30 : vous ne serez plus alors qu'à 3,6 km d'Arrés... une petite heure !

Dénivelé :

Etape sans grande difficulté, le cheminement s'effectue sans souci...on est loin de la montée vers le Col du Somport !

Curiosités :

L'étape n'est pas propice à la découverte de sites remarquables... Si on veut quand même " visiter ", il faut quitter le parcours proposé en prenant une route à gauche entre Jaca et Santa-Cilia qui mène à Santa Cruz de las Serós où est implantée une puissante église conventuelle du XIe siècle devenue église paroissiale au XVIe siècle. Dans le même village, San-Caprasio, d'un roman plus archaïque, d'influence lombarde, et plus petite, fut au XIe siècle la première église paroissiale. Plus haut dans la montagne, San Juan de la Peña (Saint Jean de la Montagne) est un prodigieux monastère, né d'un ermitage qui se perd dans la nuit des temps. Il en résulte un ensemble complexe, avec deux étages d'églises, une crypte du Xème siècle, un cloître aux riches chapiteaux et un panthéon de nobles....Tout ceci est visible si vous n'hésitez pas à ajouter une dizaine de kilomètres supplémentaires à un parcours déjà conséquent...mais vous n'êtes pas non plus obligé d'atteindre Arrès ce jour, il vous faut simplement prévoir un hébergement!

Santa-Cilia-de-Jaca est le premier village que vous atteindrez après 15,2 km de pérégrination sur le parcours proposé. Hormis une statue de pèlerin originale à l'entrée, le village est dépourvu de curiosités... Vous pourrez aussi découvrir à Puente la Reina de Jaca, au confluent du rio Aragon et de l'Aragon Subordan, un pont qui date de 1870 mais que vous n'emprunterez pas, votre parcours continuant tout droit...

Arrés entoure de ses cheminées aragonaises la tour carrée d'un château perché du XVIe siècle. On pourra aussi côtoyer une maison basse isolée dans les friches avec son enclos : c'est l'ermitage Santa-Agata.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le petit bourg d'Arrés

Arrés - Ruesta

Parcours :

27 km séparent Arrès de Ruesta. Il vous faudra 6 h 45 pour effectuer votre étape sans que vous ayez traversé un seul village... Ce sera peut être l'occasion de méditer sur le parcours que vous avez effectué depuis votre départ et de prendre en compte l'importance de la réflexion que rien ne peut vouloir troubler si ce n'est la redécouverte de dame nature, renforcée par les seuls chants d'oiseaux et le bruissement des feuillages agités par le bon vouloir d’Éole...Il vous est également possible de dévier quelque peu du parcours proposé pour retrouver un village peut être pourvu d'un hébergement!

Dénivelé :

Etape sans souci majeur

Curiosités :

Vous profiterez surtout de ce temps de solitude pour rêver, méditer et revivre les instants forts de votre parcours qui va s'achever dans 3 jours maintenant si vous avez décidé de vous arrêter à Puente la Reina... à moins que vous poursuiviez jusqu'à Santiago ! Quelle que soit votre décision, vous ne serez pas insensible en voyant apparaître Ruesta, ce village abandonné qu'on a peine à imaginer actif et en pleine vitalité... Seules, trônant au milieu de ruines, deux tours d'un château sont plantées là en attente d'une inexorable et définitive mort qui ne saurait combattre l'usure du temps ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Ruesta : Les deux tours d'un château subsistent en attente de l'usure du temps !

Ruesta - Sangüesa

Parcours :

Etape de 22,4 km pour 5 h 30 de marche. L'itinéraire passe par Undués de Lerda localisé 11,7 km après notre départ de Ruesta et qui demandera 2 h 50 pour l'atteindre. On est alors pratiquement à la moitié du parcours. Il restera 10,7 km pour arriver à Sangüesa pour 2 h 40 de cheminement. Ne traînez surtout pas en route car Sangüesa est une ville plaisante où il est bon flâner et ainsi découvrir mille richesses architecturales.

 

Dénivelé :

Pas de difficulté particulière, de petites montées et de petites descentes qui ne perturbent pas le plaisir du cheminement....

Curiosités :

Peu après Ruesta, on découvre une chapelle romane " la ermita Santiago apostol " (Saint Jacques apôtre). Couverte en tuiles, son faîte est coiffé d'une petite croix de pierre et sa porte est à quatre voussures en plein cintre sur colonnettes. Undués de Lerda, le seul village traversé durant cette étape, possède une église assez composite : cascade de toitures de tuiles, contreforts, fronton Renaissance, massif clocher carré dont chaque étage a ses ouvertures, œil de bœuf en bas, fenêtres campanaires en plein cintre au dessus, créneaux fortifiés sous le toit plat.

Sangüesa possède la superbe église de Santa-Maria-la-Réal. Sa tour est coiffée d'une aérienne flèche du XIIIème siècle qui, à l'intérieur, correspond à un lanterneau sur trompe. Son portail est du XIIème siècle et possède un merveilleux fronton garni dans tous ses angles de savoureuses sculptures en haut relief (dû au maître de San Juan de la Pena). L'influence du pèlerinage se ressent sur cette église ornée d'une Notre-Dame de Rocamadour : dans la galerie des Apôtres, saint Jacques prend le pas sur saint Pierre ... L'intérieur de l'édifice est de transition romano-gothique : derrière le retable, beau chapiteau de la fuite en Égypte. Mais Sanguesa possède bien d'autres trésors architecturaux qu’il serait dommage de ne pas découvrir tels que l'église du Salvador, l'église de Santiago ainsi que le couvent de San Fransisco...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Sangüesa : l’Église Santa-Maria la Real, joyau de la cité

Sangüesa - Monreal

Parcours :

Etape proposée de 31,1 km pour 8 h 00 de marche. Peu de points de repaire sur ce parcours, hormis le passage sous la route par un tunnel près du col Alto de Aibar : vous aurez alors parcouru 8,5 km et aurez mis 2 h 10 pour y arriver ... A Izco, que vous aurez rallié en 5 h 30, vous aurez marché 21,6 km et ne serez plus qu'à 6,9 km de Salinas de Ibargoiti. Il vous restera 2,6 km à effectuer pour terminer votre périple et découvrir Monreal.

Dénivelé :

Pas de grandes difficultés pour cette étape malgré le Col Alto de Aibar car l'on grimpe très doucement jusqu'à lui ...

Curiosités :

Hormis le fait que Saint François d'assises, pérégrinant vers Compostelle, serait passé par Rocaforte et qu'une fontaine, dite en basque "San Franciscoten iturria" subsiste sur la localité et permet aux pèlerins de se désaltérer, le parcours est peu propice aux découvertes historiques ... On découvrira néanmoins avec un plaisir certain le "Pont des Pèlerins" gothique à deux arches, sur le rio Elorz, peu avant l'entrée à Monreal. Aimery Picaud, dans son guide, citait cette localité en tant qu'étape après Jaca. Monreal possède l'église San-Martin-de-Tours d'origine gothique mais très modifiée au XVIIIe, l'ancien chevet polygonal devenant bras de transept.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La chapelle templière d'Eunate

Monreal - Puente la Reina

Parcours :

Dernière étape de cette Via Tolosana encore appelée "Chemin d'Arles". Elle est de 31,1 km soit la même distance que l'étape de la veille et nécessite 7 h 50 de pérégrination. La première moitié du parcours vous fera traverser de nombreux villages, ce qui vous changera des dernières étapes précédentes avares de localités. Ce sera d'abord Yarnoz qui se découvrira 1 h après notre départ puis Guerendiain 1 h 15 après (9,1 km), puis Tiébas (13,1 km) et Muruarte de Reta (17,2 km). Il vous restera alors 13,9 km à effectuer pour atteindre Puente la Reina mais être passé préalablement à Eneriz et à Eunate 5,3 km avant.

Dénivelé :

Etape plate

Curiosités :

A Tiebas, subsiste deux monuments du XIIIème siècle : les ruines du château royal et l'église gothique Santa-Eufemia à nef unique de cinq travées et chevet polygonal. A l'intérieur une Vierge à l'enfant assise du XVème siècle et un escalier de pierre du XVIème siècle.

A Muruarte de Reta : église gothique à nef unique du XIIIème siècle surmontée d'une tour. Cuve baptismale de la même époque, à décor roman. Christ en croix du XVème siècle, riche retable de bois sculpté évoquant les scènes évangéliques, réalisé dans un style roman vers 1630.

En entrant dans Olcoz, puissante tour des environs de 1400 mais, dans le village même, l'église Saint-Michel-Archange du XIIème siècle. Elle abrite un beau mobilier et conserve de ses origines une ancienne porte romane sculptée dont les thèmes, parfois osés, semblent de la même main que la porte principale d'Eunate.

A Eneriz, l'église Sainte Marie Madeleine (1750) possède, comme à Muruarte de Reta, un retable à motifs évangéliques réalisé dans un esprit roman tardif.

Mais le "clou" de la journée, c'est bien la Chapelle d'Eunate ... Son appellation viendrait du basque et signifierait "les cent portes" allusion en ce cas à la ceinture d'arcades en forme de cloître (mais à ciel ouvert) qui entoure ce monument du XIIème siècle. Sa forme octogonale inspirée du Saint Sépulcre de Jérusalem l'a fait attribuer aux templiers. La découverte d'ossements et de coquilles semble permettre d'élucider cette origine mystérieuse : ce fut très certainement une chapelle funéraire pour les morts du pèlerinage, et aussi pour les membres de la confrérie de Santa-Maria de Eunate. Celle-ci assurait le culte et l'assistance aux pèlerins. Il existe sur le chemin deux autres chapelles funéraires comparables : l'une à Roncevaux, l'autre, plus loin, à Torres del Rio. Vous pourrez mieux encore découvrir ce superbe monument en cliquant sur notre lien externe en fin de page.

A Obanos nous pouvons voir un bel ensemble architectural très bien restauré : église (abritant une Vierge du XIIIème siècle provenant d'un ermitage), mairie et maison seigneuriales, vaste place. Dans ces demeures se réunirent au XIIIème et XIVème siècle les Infançones de Navarre, gentilshommes de petite noblesse qui constituèrent par leur Protesta un contrepoids au pouvoir royal. Par ailleurs c'est à Obanos que "les chemins se font un". Le Chemin navarrais et le Chemin aragonais se rencontrent pour ne plus former qu'un seul " Camino francés " et non à Puente la Reina comme beaucoup le pensent, à cause du monument symbolique le rappelant deux kilomètres plus loin sur la commune de Puente.

Il vous reste à découvrir Puente la Reina et son réputé Pont des pèlerins aux cinq arches et piles ajourées sur l'Arga mais la cité en elle-même est superbe : vous admirerez son ancien hôpital devenu collège religieux et l'église du Crucifix (XIIème et XIVème siècle) reliés par une arche sur le chemin. L'église doit son nom à sa curieuse croix en Y. Vous flânerez au sein de la " Rua Mayor " avec en son centre l'église de Santiago : rebâtie au XVIème siècle, elle conserve un portail roman à plusieurs voussures, dont l'une polylobée d'une sorte de dentelle mozarabe; le retable baroque décrit la vie de saint Jacques et une magnifique statue du saint pèlerin est sculptée dans le cèdre noirci, pieds nus, avec coquille et bourdon, l'air extatique.

Office du tourisme de l'étape : NR

 


Les informations requises ont pour unique objet de vous faire parvenir la newsletter de la Confrérie.

En conformité avec le Règlement Européen sur la Protection des Données personnelles (RGPD), nous avons le plaisir de vous informer que ce site n'utilise aucun cookie requérant votre autorisation.

J'ai compris



Ste Amandine

Jeudi 09 Juillet 2020